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Traversée des Alpes avec l’Alfa Romeo Giulia 200 Lusso !

Ce fut long et douloureux. Peut être comme un accouchement, qui sait.. De toute manière je n’en saurais jamais rien. Car oui cher lecteur, je n’étais pas censé conduire cette Alfa Romeo Giulia 200 Lusso, si tu nous suis sur Facebook, tu saurais que j’aurais dû rouler avec.. une Fiat 695 Biposto. L’arme ultime du segment des pots de yaourt survitaminés, manque de pot (de yaourt), les plans de Fiat ont changé peu de temps avant le départ du roadtrip et ils m’ont prêté une Alfa Romeo Giulia 200 chevaux en finition Lusso. Ça a fait mal à mon petit coeur de passer du pot de yaourt à la meule d’emmental, m’enfin bref. Allez installe toi confortablement, je t’embarque dans mon canapé roulant !

Alfa Romeo… Je vais être honnête avec vous avant qu’ils ne sortent la Giulia QV et ses 510 poneys, je ne m’étais jamais réellement intéressé à la marque. Je connaissais les modèles de base de la gamme actuelle et le sigle du trèfle symbolisant le fameux Quadrifoglio pour le reste il ne fallait pas m’en demander plus sur la marque italienne. L’Alfa Romeo Giulia 200 vient bousculer le segment des berlines à vocation haut de gamme, à savoir Audi A4, BMW Série 3, Jaguar XE, et la Mercedes-Benz Classe C. Bon, l’heure n’est pas à la concurrence mais belle et bien à la charmante italienne.

“Je suis perplexe”, c’est ce qui m’est venu à l’esprit quand j’ai vu cette Alfa Romeo Giulia 200 trônée autour de ses paires. Elle a un certain charisme cette voiture, je veux dire, c’est pas le dessin d’une allemande qui est coupée à la serpe, ni les courbes sensuelles d’une anglaise. Il émane une certaine confiance de son design, la face avant avec ses feux très sérieux, la longueur du capot fait transpirer quelque chose que je ne saurais vous décrire. Trèves de bavardage, il est l’heure d’aller chercher la DS3, on est déjà juste juste niveau timing. Paris en voiture ça peut être marrant, ça l’est tout de suite moins quand vous avez les clés d’une voiture qui mesure 4,54 mètres de long et qui coûte la bagatelle de 52 280€. Et par dessus tout, c’est encore moins drôle quand vous devez jouer contre la montre pour aller chercher la DS3 Performance dans Paris quand vous êtes dans la couronne extérieure. C’est cadeau, mais si on n’aime pas, on ne fait pas comme on dit.

Clé sans contact posée dans le vide poche central, le démarrage se fait dans un silence perturbant. Pas un bruit ne filtre dans l’habitacle, que ça vienne du capot ou de l’échappement, c’est le silence total. Pour vous décrire la sensation de vide, c’est comme quand les Marcheurs Blancs arrivent dans Games of Thrones pour défoncer tout ce qui vie dans un village. Bref on ne va pas s’éterniser sur le manque de vocalise de l’italienne, j’engage la boîte auto sur D et on se met en route direction Citroën. Les premiers tours de roue définissent une des qualités de l’Alfa : son agilité, réglée sur le mode n la transalpine se glisse dans la capitale sans faire de bruit ni me brusquer, un régal pour apprendre à la connaître en douceur. Il est midi, on mange avant de descendre sur Lyon, je me presse pour fouiller les menus de l’Alfa Romeo pour connecter mon téléphone en bluetooth afin de profiter de la musique. Pourquoi ce con attend d’être à l’arrêt pour connecter son téléphone ? Figure toi camarade, que l’italienne restreint une partie des menus lorsqu’on roule, du coup l’appairage de mon téléphone ne peut se faire qu’à l’arrêt donc impossible à faire en roulant ou dans les bouchons puisqu’on avançait à faible vitesse. C’est pas pratique du tout mais totalement compréhensible de la part du constructeur.

Il est l’heure de prendre la route, retour sur Lyon par l’autoroute. Le régulateur s’enclenche sur le volant sans avoir à réfléchir, c’est instinctif et rapide. Respectant les limitations de vitesse, j’en profite pour voir ce que propose l’affichage entre les deux compteurs qui disposent de trois volets différents. Rien d’exceptionnel, on a la vitesse actuelle sur le premier, viennent ensuite les infos de consommation puis un volet propre à chaque mode de conduite : en a on a une planète entourée d’étoiles si on roule écolo (plus kitch tu meurs), en d on retrouvera un graphique circulaire pour les en conduite sportive, enfin en n la consommation instantanée sous forme de graphique avec les 15 minutes précédentes. Tiens parlons-en de la consommation, l’italienne ne tourne pas aux pâtes carbo mais bel et bien au SP98, elle en avale quasiment 9L pour faire 100 bornes d’autoroute. Eh ouais faut les tirer les 1600 kilos. Contrairement à mes deux acolytes en DS3 Performance et 595 Competizione, je n’ai pas eu besoin de refaire le plein au cours du trajet, forcément 58L de réservoir ça suffit et à quasiment 70€ le plein on ne pouvait pas se permettre de craquer le budget avant même d’avoir atteint les Alpes.

Parlons un peu plus du budget ! Le roadtrip a été sponsorisé par l’école SupDeCom et par XtremColor22, on voudrait donc leur dire un immense merci car sans eux nous n’aurions pas été aussi serein, financièrement parlant, durant notre voyage et on aurait sûrement été moins loin pour ne pas finir sur la paille après cette semaine de roulage intensif !

5h de route et 455 bornes plus tard, j’ai beau m’être levé à 4h du matin, je suis reposé. La Giulia est un régal à conduire, les détecteurs d’angle morts couvrent vos arrières et la sono Harman Kardon (1000€) vous berce dans le confort que nécessitent de grands trajets. Bon par contre je vous avouerais que je n’ai pas très bien compris comment fonctionnait la climatisation, en auto j’avais l’impression qu’elle soufflait fort malgré la température demandée atteinte. Un peu bizarre mais rien d’anormal je n’ai pas vraiment chercher à comprendre.

Premier constat négatif, l’italienne n’a pas arrêté de biper dans les bouchons, les capteurs avant s’en sont donnés à coeur joie, c’était vraiment ennuyant, impossible de couper quoique ce soit et ça bipait même en laissant une marge devant la voiture. J’ai pu lire un avis d’un acheteur d’une Giulia qui présentait le même défaut.
Autre point négatif, l’Alfa Romeo Giulia 200 est censée être une berline taillée pour avaler des kilomètres, j’ai trouvé dommage de ne pas lui avoir greffé un régulateur adaptatif, ni même un affichage tête haute..

Notre Alfa Romeo Giulia 200 était très bien équipée, elle disposait du pack Assistance Plus (caméra radar de recul avec radar de parking avant et arrière, rétroviseur intérieur photochromatique et rétroviseurs exterieurs electrochromiques, éclairage adaptatif (feux de croisement/feux de route), système de detection des angles mort), du Pack Performance (palettes au volant, différentiel et suspension active alfa), du Pack Intérieur et Pack Confort.

Pour ce qui est du multimédia c’est plutôt simple et rapide grâce à la grosse molette présente sur la colonne centrale, elle n’est pas tactile mais permet de naviguer dans l’ensemble des menus. Elle est épaulée dans cette tâche par deux boutons Menus et Options. Le GPS de 8,8 pouces est clair, les informations de navigation sont dupliquées dans l’écran présent entre les deux compteurs. Chose intelligente, le GPS indique sur le parcours les stations essences que nous allons croiser, simple détail mais qui est intéressant de souligner. J’ai eu quelques soucis de Bluetooth au cours du roadtrip mais je penche plus pour des soucis du côté de mon téléphone plus que du système de divertissement. Vous trouverez une entrée jack et une prise usb si vous ne souhaitez pas utiliser votre smartphone pour la musique.

Parlons des palettes au volant.. Un délice, que dis-je un must have ! La boîte ZF à 8 rapports est douce en n et se montre nettement plus ‘brusque’ lorsque vous la passez en d, on ressent également les suspensions se raidir et cela se confirme avec le logo d’un amortisseur qui s’illumine au centre de la molette des choix de mode de conduite. Passez en mode dynamique, enclenchez la boîte de vitesse en manuelle et profitez des palettes monstrueuses. C’était vraiment dingue de rouler fort avec des palettes aussi grosses, je resterais juste sur ma faim sur le fait qu’elles ne tournent pas, en soit ce n’est pas un gros défaut, juste une remarque.
Peut être que vous vous demandez comment s’en sort la ZF ? Comparée à une équivalence potentielle (je souligne le potentiel), l’EDC de chez Renault sur la Clio 4 RS ph1 est à des années lumières en arrière. Bon oubliez la C4RS en boîte auto, j’ai réussi à troquer avec un fan pour l’essayer lors de la balade au Mont-Ventoux, la C4RS est catastrophique au niveau de la boîte, c’est lent, c’est mou.. On a le temps de discuter avec une marmotte sur le bord de la route avant qu’elle daigne monter/tomber un rapport. Pour la Mégane 4 GT essayée il y a tout juste un an, c’était la même boîte auto (EDC) mais pas du tout le même ressenti, on peut donc voir que Renault a amélioré sa boîte auto.

Le train avant, oh oui parlons en de lui.. Je vais vous faire un dessin : prenez deux aimants, rapprochez les.. et paf ils sont ensemble, le train avant de l’Alfa Romeo Giulia 200 et la route sont pareils. Ils ne font qu’un. Ce grip est totalement hallucinant, voir insolent car vous repoussez vos propres limites de conduite, la Giulia ne décroche pas d’un centimètre de l’avant. Cette italienne est vraiment saine et c’est pas faute d’avoir roulé à rythme (très) soutenu dans des cols avec des routes pas toujours propres durant toute notre traversée des Alpes.. Quant au train arrière, l’ESP fait un travail de titan pour contenir les travers que j’essayais de lui imposer. Que nenni, je n’ai jamais été autorisé à faire des galipettes avec l’arrière de cette italienne. L’électronique bride toute dérive et n’est pas déconnectable, détail qui a beaucoup déplu à William.
Autre détail négatif et agaçant : le système anti-collision, quand vous roulez fort avec quelqu’un devant vous et qu’il plante un freinage de bûcheron avant une épingle, si la Giulia détecte ce freinage fort, elle va tout piler pour vous et comme il faut. Warning, bip sonores et prétensions des ceintures sont de la partie, normal vous allez me dire, sauf que quand vous voulez vous tirer la bourre, il faut être à l’arrêt pour désactiver cette aide, vraiment pas pratique lorsque ça part en cacahuète en deux secondes !

L’italienne aura parcouru quasiment l’ensemble des routes où il est possible de poser ses roues. De l’autoroute à la ville, des routes de cols défoncées aux routes toutes neuves encore fumantes (la route du Col de Vars qui venait d’être regoudronnée a ré-ouvert sous nos yeux). Qu’on se le dise, le freinage est à la ramasse vraiment quand on roule comme une porcasse durant de longues minutes, j’ai eu plusieurs fois le droit à des bruits de disques de freins qui viennent chatouiller les plaquettes au cours du roadtrip notamment lors de la balade au Mont-Ventoux où l’Alfa Romeo Giulia 200 m’a fait comprendre qu’un délai de repos à allure diminuée était nécessaire si je voulais avoir de nouveau du mordant.

Le coffre de l’Alfa Romeo Giulia 200 a une contenance de 480L (égal aux Série 3, A4..), suffisant pour partir à 4 personnes mais n’espérez par mettre trente six valises non plus. Le confort à l’arrière est excellent, on regrettera la largeur .

Je pense que vous l’aurez compris, j’ai été ravi d’avoir cette voiture. Certes ce n’est pas la Biposto dont je rêvais jour et nuit et j’avais carrément la trouille de me traîner avec cette Alfa Romeo Giulia 200 derrière Lucas en DS3 Performance et William en 595 Competizione. Eh bien pas du tout, la Giulia cache très bien son jeu et sait vous faire profiter de son caractère rageur dès que vous en avez envie. La Veloce doit être un régal avec ses 280 chevaux quand à la QV cela doit être un tout autre monde..

Enfin un dernier paragraphe pour remercier tout ceux qui ont fait le déplacement pour la balade au Mont-Ventoux, c’était tout simplement exceptionnel de tous se retrouver dans un cadre parfait. Vraiment merci du fond du coeur parce que ça a été une journée parfaite, on a rencontré des gens sympas, passionnés sans aucune prise de tête. Bref, du bonheur à l’état pur !

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À propos Quentin TISSIER

La photo j’aime ça. Les voitures j’aime ça. Du coup, ça me paraissait logique de combiner mes deux passions. Et puis pour bosser avec les déjantés de Wheels And Driver je ne me suis pas fait prier !
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