Essai DS 3 Performance Cabriolet, bourgeoise mais pas que …

2500 km, 3 jours de road-trip alpin, des cols à gogo et un Ventoux. Voici mon terrain de jeu pour essayer cette DS 3 Performance Cabriolet sous le soleil radieux de juin !

Avant de commencer quoi que ce soit je souhaiterais indiquer que le roadtrip a été sponsorisé par l’école SupDeCom et par XtremColor22, on voudrait donc leur dire un immense merci car sans eux nous n’aurions pas été aussi serein, financièrement parlant, durant notre voyage et on aurait sûrement été moins loin pour ne pas finir sur la paille après cette semaine de roulage intensif !

En route !

La DS 3 Performance me faisait envie depuis un sacré moment, surtout après avoir essayé sa “cousine” Miss 208 GTi BPS (article juste ici). J’avais été séduit par la radicalité du Lion et je me demandais si, la DS3 à vocation plus bourgeoise, avait reçu le même traitement, si les ingénieurs s’étaient contentés de changer l’enveloppe tout en gardant le contenu. La réponse est non, les deux bombinettes sont belles et bien différentes avec une approche de la sportivité bien à elle, si la Sochalienne jouait la carte de la radicalité, la DS 3 se veut plus polyvalente en s’autorisant des plaisirs interdits.

Fin de course

Présentée en août 2009, la DS n’a que très peu évolué depuis, certes le restylage et le changement d’identité a permis de la maintenir au goût du jour mais la déesse des villes commence à s’étouffer petit à petit. J’argumente, pour moi la plus belle des DS 3 est celle possédant la calandre Citroën mais qui est équipé de ces phares LED juste sublime. Avec cette nouvelle calandre “Single frame” by DS, l’avant se retrouve presque surchargé de chrome.. et cette barre horizontal qui traverse la calandre n’est pas pour arranger la chose, mais comme on dit, les goûts et les couleurs n’est-ce pas ?

Mais là ou la DS 3 vieillit le plus c’est à l’intérieur, depuis 2009 rien (ou presque) n’a changé ! Écran tactile, éclairage d’instrumentation blanc et pis c’est tout ! En fait, on se retrouve avec l’intérieur d’une C3… Pas trop vendeur, surtout lorsque l’on se prétend haut de gamme. Sur le modèle “Performance” le tableau de bord se dote d’un rappel tri-color faisant le lien avec le modèle du véhicule. Quelle n’a pas été ma surprise quand j’ai constaté qu’il s’agissait de 3 simples bandelettes autocollantes apposées au tableau de bord ! Et lors des découvertes par nos fans, eux aussi ont remarqué ce petit détail, qui certes n’est pas grand chose mais qui change beaucoup.

Mais là où la bourgeoise fait fort ces sur ces sièges ! Que dire, ils sont parfaits et dans toutes les conditions. Tu arsouilles ? Le maintien est excellent malgré ma faible corpulence. Tu remontes les Champs Elysée ? Les pavés tu ne sens pas. Tu fais de l’autoroute ? Tes lombaires ne se sont jamais aussi bien portées. Sérieusement, bravo Messieurs pour ces sièges qui m’avaient bluffé sur la 208 GTi BPS et qui semble encore mieux sur cette DS3. Même la banquette arrière offre un confort haut de gamme.

PS : Le démarrage sans clé n’est même pas disponible !! …

Quand on arrive en ville…

Citadine star, la ville est un domaine qu’elle se doit de dominer. Et le défi est de taille, proposer un confort parfait tout en gardant cet aspect sportif qui fait que Madame ou Monsieur souhaite acquérir la Performance. Peut-etre ne serez vous pas surpris par ma réponse, mais la DS3 Performance étonne (vraiment) par son confort urbain. Les suspensions abordent efficacement les reliefs de la route tandis que les sièges s’occupent de vous faire oublier que vous êtes dans une voiture de caractère. L’agrément du THP n’est plus à prouver et PSA nous démontre une nouvelle fois qu’ils maîtrisent ce moteur, souple, doux le tout accompagné par une sonorité rauque jusqu’à 2500 tr/min qui nous oblige à pousser un chouilla les rapports.

Le plus agréable dans tout ça est de profiter du cabriolet, à peine le soleil montre le bout de ces rayons que, d’une pression du doigt, je m’empresse de l’accueillir dans la voiture. Certes il faut rehausser le volume sonore ou élever la voix mais ça fait partie du jeu. Lorsque les chaleurs se font trop élevées, il est bien plus confortable d’être au frais clim enclenchée, le peu d’air circulant en agglomération ne suffira pas à vous rafraîchir…

Ah oui, un point important et je parle d’expérience, lorsque vous profitez du grand air les gens peuvent entendre ce que vous dites dans la voiture et parfois rester discret est assez… délicat !

Performante la Performance ?

On ne va pas se mentir, pas de ça entre nous, quand on parle de DS3 Performance on veut savoir si ça watt, si elle respire la sportivité ou se contente d’imiter un semblant de sportivité. Mais au risque de vous décevoir je vous dirais que non la DS3 Perfomance n’est pas une arme roulante. En revanche elle sait se défendre et vous fait vite comprendre que le plaisir ne se trouve pas seulement avec de la vitesse. Durant le Road-Trip nous avons arpenté maintes et maintes routes, plus ou moins dangereuse, aux reliefs variées demandant une conduite dynamique polyvalente. Alors qu’il s’agisse de longues courbes ou au contraire des virages s’enchaînant rapidement en pif paf, la DS sait comment exploiter le meilleur d’elle même. Mais dans tout les cas de figure, il est indiscutable de dire que la partie moteur+BVM est toujours à son aise, l’étagement de la boite est telle qu’une troisième permet de profiter amplement de la puissance que le moteur peut délivrer grâce a son couple niché bas dans les tours qui propulse la caisse en sortie de virage jusqu’au suivant sans avoir besoin de jouer de l’embrayage toutes les deux secondes. On focalise plus sa concentration sur sa trajectoire et les sensations qu’offre la DS.
Parce que oui, elle offre sont lot de sensations, un différentiel Torsen équipe la reine des villes pardonnant les freinages trop optimistes tandis que le train avant s’occupe de cisailler les virages. Malheureusement le sous-virage que je ressentais était bien trop présent à mon goût, bridant trop vite le potentiel de la voiture. Il suffisait de remettre les gaz en milieu de virage pour sentir la pneumatique se défaire du revêtement peu à peu en attendant de retrouver son adhérence maximale. Ceci dit, un bon jeu de pneu et ce comportement est en partie effacé. Mais le sous-virage à du bon, il bride la voiture, calme les ardeurs nous rappelant que la route n’est pas un circuit. Quid du freinage, élément principal de la sécurité surtout lors d’une conduite appuyée ? Rien à dire, celui-ci est endurant à souhait, rassurant et précis. Il faut dire que les deux énormes freins avants permettent d’encaisser des freinages importants. Mais si l’avant ne bronche pas l’arrière à tendance à gigoter, déstabilisant la voiture lors d’entrée en virage. Par contre oubliez le talon-pointe avec elle, les freins viennent immédiatement et le pédalier n’est pas propice à celui-ci, dommage.

Mais dans toutes ces sensations pleines de vie que l’on prend plaisir à trouver, une seule me laisse terriblement sur ma faim. Le son !
Je m’explique, quand on démarre la DS3 un son rauque plein de sous entendu se faire entendre. Cette sonorité s’élève jusqu’à 2500tr/min puis se dissipe peu à peu. C’est vers 4500-5000tr/min qu’un son métallique fait son apparition, à ce moment là on se dit “Chouette, la petite va enfin se libérer” mais non, pas du tout, celui-ci se dissipe encore plus vite qu’il est arrivé laissant place a celui du THP en pleine rage. Alors pourquoi ne pas faire une ligne timide en bas régime qui donne de la voix une fois 4500 tr/min passé ? C’est trop demander, parce qu’il n’y a rien de plus plaisant que de profiter du cabrio et d’une sonorité envoûtante mais pour se faire il faudra passer par la case “nouvelle ligne d’échappement”. Si la sonorité ne m’a pas convaincu, les “braaaappp”de passage de vitesse, eux, m’ont charmé. À chaque fois que votre pied droit délestera ou enclenchera les gaz ou bien que votre pied gauche activera l’embrayage, l’échappement laissera échapper un crépitement sonore très satisfaisant.

Pour résumer le comportement dynamique de la Performance je vous dirais qu’elle offre à n’importe quel conducteur un plaisir certain et une prise en main rapide. Tout le monde est capable d’adopter une allure sportive et ça en toute sécurité, cette DS3 vous pardonne 99% de vos erreurs même pour les plus téméraires qui désactive l’ESP. Malgré un caractère sonore trop pauvre, certains petits détails viennent illuminer les virées.

 L’autoroute, une valeur sûre

Si la DS3 n’a pas pour vocation d’avaler des kilomètres et des kilomètres d’autoroutes, la bourgeoise est en capacité d’effectuer cette tâche. Malgré l’aspect sport de la Performance, ces qualités routières sont aux rendez-vous, notamment niveau confort où les différentes aspérités du revêtement sont bien absorbées par la voiture. Cependant les bruits d’airs et de roulement sont présents accompagné du léger ronronnement de l’échappement et élever la voix ou la musique s’avère nécessaire. Confortablement installé dans les sièges, les passagers arrières apprécieront également le confort de la banquette arrière. Certes l’espace aux jambes est faible mais si tout le monde y met du siens et change sa position de siège, la DS3 peut se narguer d’embarquer 3/4 adultes, le seul hic sera le coffre. Non pas par la taille, qui se veut très respectable dans la catégorie mais par son accès qui bride la taille maximale des bagages à moins de tout faire passer par l’intérieur en baissant la banquette arrière.

Multimédia

Comme dit plus haut, la DS3 performance embarque un écran tactile, rendant la citadine un peu plus moderne, bon point pour la DS3. Quant à l’ergonomie du multimédia, je regrette le fait de toujours devoir naviguer en passant par le tactile pour changer d’écran. Les yeux quittent la route et c’est pas très sécuritaire comme manœuvre. Il manque des commandes au niveau du volant pouvant rendre la navigation plus simple. Le tactile est moderne mais trop instable par rapport aux bon vieux boutons qui ont leurs places. De plus, avec le cabrio, le soleil empêche souvent de voir clairement ce que l’écran affiche .Pour finir, mon modèle d’essai bénéficiait du Pack Sono, qui est plus que convaincant, si il y a bien une option à prendre c’est celle-ci ! Ca ne paye pas de mine mais ça vaut le coup.

A vous mes relecteur, je pense avoir fait le tour du sujet, si vous voyez des manquants indiquez les ici que je complete. Si des infos/ressenti vous paraisse fausse indiquer les en orange avec vos impressions 🙂

Quentin : dernier paragraphe pas très clair je trouve pour le reste ça va !

Conclusion de la DS3 Performance :

DS nous a vendu la DS3 comme étant une bourgeoise à caractère respirant le luxe et la performance. Mission réussie ? Je serais tenté de dire oui, oui pour les performances qui sont au rendez-vous. Certes la DS3 n’est pas une pistarde ultime atomisant tout sur son passage mais assure sa dose de sensations. Mais c’est l’aspect luxe qui faute ici, on est encore trop proche d’une C3 seconde génération. Il est temps qu’une nouvelle DS3 fasse prendre à la citadine son envol afin de taquiner l’Audi A1.
Mais cette DS3 est sans doute la plus polyvalente des bombinettes du segment, confortable à souhait (On sent la descendance de Citroën) et caractérielle comme le commun des mortels les aimes.
Alors qu’attendez-vous pour sauter le pas ?!

Merci à DS et plus particulièrement à Olivier pour sa confiance qui nous a permis de réaliser un Road-Trip hors du commun !

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À propos Lucas Schaffuser

Bercé au rythme des rallyes ma destinée était tracée alors en grandissant j'ai continué à faire vivre ma passion allant des 1/43 jusqu'aux réelles aujourd'hui. Alors je garde ma passion comme passion en faisant profiter le maximum de personne pour un amour automobile collectif et partager. Ma première voiture ?! Une Super 5 Baccara, ça dépote !
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