Mini Cooper John Cooper Works Cabriolet 2018

C’est cheveux au vent que je commence la prise en main de cette Mini Cooper John Cooper Works Cabriolet, qui ne manque pas de regards braqués sur elle lors de mon passage éclair dans notre capitale. En effet, look tape à l’œil, sonorité qui laisse la discrétion au garage, je ne peux circuler incognito dans cette Mini Cooper JCW.

Un look agressif, mais pas révolutionnaire.

Parlons de son look. Très agressif, avec une calandre qui n’est pas aux antipodes d’une Cooper S, mais qui bénéficie de quelques modifications, dues au badge John Cooper Works (JCW dans la suite de cet article).

Léger changement au niveau du bouclier arrière, dont les antibrouillards sont légèrement plus bas sur cette version.

De nombreux écussons JCW sont disséminés sur cette petite citadine, au niveau des ailes avant, du centre des roues, du bouclier avant et arrière. Difficile donc de l’oublier, nous sommes bien en présence de la plus radicale des Mini.

On retrouve de nombreux rappels de l’Union Jack, notamment au niveau des rétroviseurs, des optiques arrière, ainsi qu’un gigantesque drapeau sur la capote, qui fait son effet. Cette dernière, quant à elle, s’ouvre en 18 secondes et en roulant jusqu’à une vitesse de 30 km/h.

Deux bandes partent du capot et marquent d’un bout à l’autre le véhicule, accentuant le caractère sportif déjà bien mis en avant. Des jantes noires de 18 pouces renforcent elles aussi son agressivité.

La finition extérieure est raffinée, même dans ses moindres détails, avec comme exemple l’éclairage au sol de l’écusson Mini lors de l’ouverture des portes la nuit.

Pas de réelle révolution vis à vis d’une Cooper S, mais cette JCW possède néanmoins un caractère bien affirmé.

Finitions soignées, parfois avec culot

Concernant l’aspect intérieur, la Mini est très confortable avec ses sièges en cuir, des réglages aux lombaires, ainsi qu’au niveau des cuisses ; ce qui permet d’ajuster parfaitement son poste de conduite.

Comme il s’agit d’un coupé cabriolet, certains désavantages sont propres à ce type de véhicule, comme le fait qu’il y ait peu de place à l’arrière et un petit coffre.

Dans l’ensemble, les finitions sont de très bonne qualité, nous sentons la touche BMW ; même si certains aspects laissent à désirer, comme les comodos disposés sur le volant couleur plastique brillant, qui donnent un aspect cheap.

D’autres points m’ont un peu dérangé, comme l’utilisation de la couleur orange pour le rétro éclairage du compteur au niveau du volant ; cela dénote complètement avec la console centrale où résident le GPS, et l’utilisation multimédia.

L’écran tactile est très réactif et permet une navigation fluide et simple entre les différents menus. Le GPS est de très bonne facture et fournit une carte détaillée ainsi qu’une très bonne navigation.

Un halo rétro-éclairé surplombe cette console centrale, qui change de couleur en fonction du paramétrage, que ce soit le compte tour, la température ou bien une lumière fixe …

A noter que la gestion de la clim bi-zone est effectuée par des boutons physiques en dessous de cette console centrale, ce qui est un très bon point selon moi.

Cette JCW dispose d’un affichage tête haute avec plusieurs types d’informations fournis, qui évoluent en fonction de l’utilisation du véhicule et du mode de conduite sélectionné. Ce qui nous permet d’avoir les yeux rivés sur la route tout en changeant de musique, ou encore passer un coup de téléphone. Est également disponible un assistant vocal qui a, dans l’ensemble, très bien répondu à toutes mes demandes.

D’autres aspects de la finition peuvent soit rebuter soit au contraire plaire, comme des rappels massifs de l’Union Jack au niveau des sièges, ou de la boîte à gants. Cette dernière change de couleur en fonction du paramétrage du véhicule. Autre point sensible, les divers boutons de réglages qui adoptent un style aviation.

Au niveau de l’éclairage intérieur, nous avons la possibilité de choisir soit une couleur fixe selon une palette assez large, soit d’avoir un mode aléatoire qui change automatiquement la couleur.

La version que j’ai pu essayer bénéficiait du package d’options habituel, à savoir caméra avant/arrière, régulateur adaptatif, limitateur de vitesse et j’en passe…

Enfin, le système son est très efficace que la voiture soit capotée ou décapotée. Il nous permet de profiter de la musique dans n’importe quelle situation, que ce soit dans les bouchons ou en conduite sportive. Même si dans ce dernier cas, c’est une toute autre mélodie qui nous intéresse.

Sportive, mais pas trop

J’ai eu l’occasion de tester cette voiture sur plusieurs styles de routes, que ce soit de l’autoroute, en ville, ou encore sur des petites routes sinueuses d’Ardèche. Il en ressort que sur autoroute, la JCW est agréable à conduire, quoiqu’un peu bruyante ; en ville, elle est très agile, maniable, et sa motorisation lui permet de se sortir de toutes les situations.

Dans l’ensemble, le moteur est présent, mais pas trop bruyant.

La boîte répond très bien, et s’adapte parfaitement à tous les modes de conduite, qui sont au nombre de trois : Eco, Normal, et Sport. Ces modes possèdent chacun leurs particularités, tant en termes de confort que de puissance. En effet, la boîte de vitesse automatique 8 rapports passera les rapports beaucoup plus tôt en mode Eco qu’en mode Sport. Sachant que nous avons la possibilité de choisir soit gestion séquentielle soit palette au volant.

Au niveau du châssis, celui-ci reste ferme, sans être désagréable, même après une session de conduite sportive. Les freins sont mordants, mais peuvent parfois manquer d’endurance en fonction du type de conduite. A noter la présence d’un frein à main manuel.

Mon sentiment sur des petites routes d’Ardèche est contrasté : la JCW est clairement une voiture au-dessus de la moyenne du parc véhicule français ; cependant, à mon sens, difficile de la considérer comme une réelle sportive, on arrive assez rapidement à ses limites dans des routes très sinueuses. Le poids et le manque de reprise se font ressentir sur ce genre de route.

Néanmoins, ma peine fut atténuée avec cette belle sonorité qui pourrait faire pâlir certains véhicules qui ont beaucoup plus de chevaux.

A noter, une visibilité très moyenne à l’arrière, que ce soit lorsque la voiture est capotée ou décapotée, ce qui peut se révéler parfois dangereux.

Enfin, au niveau de la consommation, cela reste un véhicule à caractère sportif, donc impossible d’atteindre les 5L de consommation. Sur l’ensemble de mon essai, ma consommation se situait aux alentours des 12 L, ce qui reste très élevé pour une citadine.

Croisette, me voilà

Look ravageur, sonorité plus qu’agréable, cette JCW saura ravir plus d’un de ses propriétaires. Plus qu’un achat raisonné, c’est un achat coup de cœur, car elle reste au-dessus de la concurrence en terme de prix, mais également en terme de qualité, de finitions, et de conduite.

Allez-vous vous laisser tenter ?

Merci à Mathieu et à Mini pour le prêt de cette bombinette !

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À propos Ronan

Jeune rédacteur. J'ai commencé à développer cette passion vers 5-6 ans en jouant aux jeux vidéos comme Gran Turismo ou encore WRC. Et au fil des années, la conduite accompagnée et le permis ont fait leurs apparitions. Je ne m'en lasse plus maintenant. J'exerce encore plus ma passion en rédigeant des articles et en participant à certains évènements liés au monde de l'automobile !
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