Essai: Renault Talisman Initiale Paris, un bijou ?

Adieu Laguna, bonjour Talisman, Renault fait le choix de ne pas garder sa routière traditionnelle (berline à hayon). Cette nouvelle berline au losange est désormais une tri-corps plus statuaire qu’auparavant. La talisman impose donc une nouvelle philosophie pour le constructeur français, alors un vrai petit bijou ou bijouterie en toc ? On part à la découverte de la nouvelle Talisman dans sa version haut de gamme équipée du 1.6l Dci 160ch .

Modèle essayé: Renault Talisman Initiale Paris – 1.6l DCI BVA 6 160 chevaux. 

Extérieur: VDA touch’

Les lignes de la Talisman jouent volontairement l’agressivité avec un rien d’élégance. Renault à travaillé les feux avec beaucoup d’originalité, à l’avant les phares de jour en “C” donne la touche moderne à la ligne tri-corps classique de la Talisman, qui disons-le, est en total rupture avec la précédente berline du losange : la Laguna. Renault casse aussi sa tradition de la berline à hayon puisque cette grande berline sera désormais à malle arrière, les temps changent ma petite dame. Justement, à l’arrière le style n’a pas été oublié ! La poupe gagne en agressivité avec son spoiler travaillé et agrémenté de ses fausses sorties d’échappement (oui, oui…), personnellement, j’ai moins accroché au feux qui rejoignent le losange au centre de la malle, mais qui ont quand même l’audace de ne pas suivre la tendance germanique. La ligne latérale est trapue avec ses ailes larges qui assoient la voiture. Comme pour toutes les finitions Initiales Paris, on retrouve un peu partout quelques badges disposés à l’avant et sur les flancs de la voiture. On termine tout ça par les jantes qui profitent d’un graphisme rappelant la Tour Eiffel dans leurs dessins. Le tout dans un bi-tons très sympa, avec ces jantes alu propre à la finition Initiale Paris (que l’on retrouve sur Clio et Espace).

Intérieur feuille blanche

Si vous avez encore à l’esprit la précédente Laguna, oubliez tout ! La Talisman fait la part belle au style futuriste, au bois et au cuir. Sur notre version d’essai, les sièges profitent d’une belle teinte dégradée allant du crème au noir. Le tableau de bord profite de l’écran central façon Espace avec R Link2. C’est propre et épurée. Malheureusement tout ne tombent pas sous la main, les boutons du système sont tournés vers le passager, il ne reste que le “pad” de Multi Sens pour le conducteur entre les deux sièges avant pour contrôler l’ensemble du système de la voiture sans toucher à l’écran. A l’arrière les sièges sont confortables et profite d’espace aux jambes sauf pour mon co-équipier de grande taille qui a souffert d’un petit manque de place. Mais bon tout le monde ne fait pas 1m92. Heureusement il a quand même eu de la place en hauteur et en largeur ! Ouf.

Pour conclure l’intérieur de la Talisman fait surclasse celui de la Laguna, il profite de réelles nouveautés et de changements dans l’air du temps avec une belle finition qui fera dire à beaucoup: tiens c’est très allemand.

Conduite

Avant de vous parlez de mes ressentis à son volant rappelons que Talisman profite du système Multi Sens avec ses cinq modes de conduite, à savoir: Eco, Sport, Confort, Neutre et Personnalisable.

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Place à la conduite et à la découverte de la voiture, notre version 1.6l Dci développe 160ch, qui se montre un peu juste, à cause du poids de la voiture. Dans sa configuration Sport la direction se fait précise, presque joueuse, c’est un vrai plaisir puisque que l’on oublie presque que nous sommes au volant d’une voiture de 4,80m, tout cela grâce au système 4control et ses quatre roues directrices. En mode Confort, la nouvelle Talisman se fait “jet privé” puisque l’on préférera l’utilisé sur l’autoroute. L’amortissement est doux et efface presque les imperfections de la route. Nous laissant admirer le paysage, enfin presque puisque la Talisman n’est pas autonome mais le système du régulateur adaptatif permet de ne plus se soucier du freinage avec la voiture qui nous précède ou même d’accélérer. En mode Eco, la Talisman n’est pas la plus dynamique et profite de rapport long qui profite principalement à la consommation et qui m’a rapidement fait remettre le mode Sport (oui, l’écologie et moi…). Pour terminer, le mode Neutre, ne rend pas la voiture particulièrement joueuse mais désactive le 4Control et du coup, la voiture redevient une deux roues directrices et permet de conduire la voiture simplement.

Le 4Control ? 

Ce système à fait sont apparition sur la Laguna (en 2007), et permet selon le mode de conduite d’activé ou non les quatre roues directrices de la voiture. En mode Sport, la voiture passe directement en quatre roues directrices avec une précision folle et un angle de direction inversé par rapport aux roues avants. En mode Confort, l’angle est moins important et suit le sens des roues avants. Cela améliore l’expérience de conduite, le confort et la sécurité.

Mise à jour le 31/08/2016, suite aux justes remarques de Luca Bht, nous te remercions d’avoir apporter tes commentaires !

“Un seul type de paramètre pour le 4Control, pour une vitesse en dessous de 60km/h, les roues tournent dans le sens inverse de celle à l’avant, au dessus de 60km/h, dans le même sens que celle de l’avant. Les différents modes du multi-sense gèrent l’amortissement piloté, la direction, la cartographie de la pédale d’accélérateur et deux trois autres trucs, mais la configuration principale du 4Control ne change pas. On va dire que l’agilité du 4Control va être différente suivant le mode sélectionné mais sans transcendance flagrante. Exemple, en mode confort à très faible vitesse, il réagira un peu plus vite qu’en mode sport.
Le système 4Control est constamment actif et sa réactivité change suivant le mode enclenché mais pas ses angles de braquage, ni son fonctionnement au niveau de l’inversion du sens de braquage des roues a une certaine vitesse.
C’est uniquement sur la Mégane 4 GT avec le mode sport enclenché que les roues tournent dans le sens inverse de celle de l’avant jusqu’à 80km/h. Soit 20km/h de plus qu’en mode neutre.”

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A bord, on est surpris aussi par ce volant très agréable à l’œil, au toucher et on a l’impression qu’il est plus petit que sur une Laguna. On regrette la tablette qui n’est pas simple à manipuler lorsque l’on roule et demande d’utiliser le “pad” entre les deux sièges du milieu qui, lui aussi, demande un temps d’adaptation. Quelques boutons n’aurait pas été de trop. Les sièges maintiennent très bien dans les courbes. Mention spéciale pour la boite EDC 7 de notre version d’essai; déjà essayé sur l’Espace V, les rapports sont doux et la boite n’hurle pas lors des accélérations.

Conclusion

Notre version d’essai ne profite pas de la superbe teinte noir Améthyste (le fameux noir au reflet prune) mais l’ambiance intérieure reflète un certain luxe à la française, on profite quand même d’un bel espace à bord, tout comme la ligne extérieure qui respire un certain statut. On regrette quand même que le 1.6l souffre un peu de justesse sur certains passages mais la Talisman Initiale Paris se déguste véritablement en mode Confort pour transporter ses passagers dans un palace roulant. La Talisman est une belle promesse du retour sur le segment D de la part de Renault qui nous réalise un petit bijou dans un écrin de luxe avec cette finition Initiale Paris.


On a aimé:

  • la ligne extérieure et la signature lumineuse extérieure avant
  • la qualité des finitions
  • l’efficacité du 4Control
  • le confort des sièges et de l’espace à bord

On a pas aimé:

  • le mode éco avec des rapports un peu long
  • la tablette R Link un peu compliquée lorsque l’on roule et sa prise en main
  • le système Bose plutôt banal

Prix: Renault Talisman à partir de 27900€, prix de notre version Initiale Paris: 41000€.

On revient très vite pour la deuxième partie sur la version Intens 200ch EDC 7 de la nouvelle Talisman.

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Merci à Renault et à toutes l’équipe pour l’organisation de cette essai.

Photo: Julien Sarto.

 

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