toyota, gt86, wheels and driver

Toyota GT86, puisqu’on vous dit que la taille ne compte pas !

Le Toyota GT86 est charmant, petit coupé au moteur atmosphérique, propulsion et relativement abordable. Je guettais son essai du coin de l’oeil depuis un bon bout de temps et ENFIN mon souhait s’est réalisé. Mais que vaut le Toyota GT86 une fois derrière le volant ? Laissez moi vous éclairer…Mettons les choses au clair, on dit UN GT86, c’est comme ça. Donc si je masculinise le coupé du constructeur japonais ne vous en faites pas, c’est tout à fait normal. Le coupé tire son nom de deux voitures MY-THYQUE. La Toyota GT2000 et la Toyota Corolla AE86, une petite salade et ainsi est né le GT86.

Les nuits sont toujours trop courtes avant un essai mais alors l’attente dans le train c’est encore pire ! Pendant que Quentin dormait bien tranquillement, je mijotais sur l’essai, son organisation et si le temps accordé sera suffisant… Je ne veux pas vous spoiler la fin mais dans un essai rien ne se passe comme prévu et on a le temps de rien faire, mais ça fait partie du jeu alors on fait avec et on essaye d’anticiper.

On arrive à Paris, on passe l’épreuve du métro parisien (non pas sans séquelles…) et on arrive chez Ford où Quentin récupère son carrosse. Direction Toyota pour récupérer ma monture. Enfin elle arrive, habillée de sa robe blanche nacrée (850€) sans grande extravagance mais avec un petit charme tout de même. Rapide tour du propriétaire, je prends en compte ces proportions tout en me faisant un avis définitif sur ce restylage. Sur les photos je n’étais pas fan, l’avant faisait disproportionnée mais une fois face à la réalité mon avis à tourné aussi vite que le vent. Toyota GT86 cru 2017, j’adore, tout simplement.

Un coupé japonais au charme universel

Peut-être ne suis-je pas bien objectif mais le Toyota GT86 est une réussite niveau design. Des courbes rondes et élégantes épouse le profil de la caisse, sa calandre en dent de requin est prête à manger le bitume et sa proue toute en rondeur fait fondre quiconque dépose un oeil dessus. Malheureusement le modèle d’essai ne disposait pas du petit aileron qui ajoute cette touche d’agressivité sans partir dans des délires nippons comme ils en raffolent. PS : le becquet est une option facturée : 300€.
Il y a un petit détail qui montre la parenté du GT avec la GT2000, c’est le passage de roue bosselé au niveau du capot. Les voitures anciennes possèdent presque toutes cette caractéristique qui ajoute du charme et de l’allure à la ligne mais pas que. Ces bosselages permettent également de savoir où son positionné les roues et en un clin d’oeil il est possible de savoir si il reste de la marge entre la roue et le bas côté ou si il faut redresser.

Par rapport à la précédente version du Toyota GT86, de nouveaux optiques de phares apparaissent aussi bien à l’arrière qu’à l’avant. Full LED à éblouir Gilbert Montagné pour l’avant et une signature lumineuse nouvelle pour le popotin.

Vous l’aurez compris, pour moi cette voiture possède un charme certain, mais pour le ressentir au maximum il est préférable de se rendre face à elle, et de lui faire face…

Boxer, atmo, retour vers le futur

La grande tendance des dernières années c’est downsizing et turbo à gogo le tout greffé à un 4 voire 3 cylindres en ligne pour plus d’efficience. Mais Toyota à compris que la passion ne souhaite pas cohabiter avec l’efficience. Ce qu’on veut c’est du caractère, une particularité, ces petits rien qui font un petit tout. Ils sont donc restés sur leur Boxer 4 cylindres de 2,0L, développé en collaboration avec Subaru, qui animait le précédent Toyota GT86 en lui apportant son petit lot de nouveautés. La puissance est maintenant de 200 chevaux à 7000 tr/min et un couple qui avoisine les 205Nm à 6400 tr/min. Certes les chiffres ne font pas baver, mais ici on est sur une voiture plaisir, elle n’est pas destiné à faire des pointes ni des runs au feu rouge. Par contre une fois sur circuit ou sur route c’est un autre monde qui s’offre à moi. Mais revenons sur les chiffres, Toyota annonce une Vmax de 226 km/h et un 0-100 en 7,6 secondes. Oui, le 0-100 ne décoiffe pas, le moteur grimpe dans les tours avec linéarité et le Flat 4 rage au rythme des tours qu’il prend. À défaut d’être collé au siège je profite de cette sonorité typique des Flat qui nous envoûte durant l’exercice. (Quentin m’a dit que le moteur faisait un bruit d’utilitaire… Je crois qu’il n’a pas vraiment l’oreille musical !) C’est normal que le moteur se fasse entendre, surtout quand le shift-light s’affole à l’approche des 8000 tr/min. Malheureusement ces vocalises frustre le Boxer et l’empêche d’exprimer tout ce qu’il a à raconter, une ligne s’impose car celle d’origine est clairement insuffisante. J’en reviens à mon accélération, le shift-light clignote, il est temps d’embrayer et d’enclencher la vitesse supérieure. La boîte, dure et courte permet un passage éclair accompagné d’un petit à coup en guise de cadeau de bienvenue sur le rapport. C’est brute, c’est expressif et ça permet de tout ressentir, c’est un style de conduite mais pour moi je suis comblé ! Une fois la vitesse voulue atteinte, je m’empresse d’enclencher la 6ème et c’est parti pour avaler des bornes. Pour info, à 130km/h en 6ème le moteur tourne à 3400 tr/min. Pas ou peu de bruit du moteur à ce régime par contre les bruits d’air et de roulements venant de l’arrière sont plus présents. Pour cause, la faible isolation du coffre mais comme tout, je finis par m’y habituer, j’augmente le volume de la musique et c’est parti pour rouler durant des heures. Lors de mes trajets autoroutiers j’ai été surpris par deux choses, le confort des suspensions qui savent se faire douces et la consommation tout à fait raisonnable pour un tel moteur (8,5L/100km).

Coupé sport ou coupé frime ?

Le Toyota GT86 est une sportive à n’en plus douter. Tout est fait pour prendre son pied et passer un agréable moment à son volant. Premièrement, la position de conduite à même le sol donne le ton. Deuxièmement, le train arrière veut jouer mais attention à ne pas se faire surprendre car même sur le sec un survirage est vite arrivé. Troisièmement, le boxer fait monter la température sans brutalité, juste de quoi se rassurer quand on débute sur une propulsion comme moi. Je me lance dans mon récit du comportement routier à allure soutenue.

3,2,1…..Go, je lance le GT86 sur les belles routes de notre région. J’attaque par une petite route sinueuse comprenant des épingles. Ni une ni deux, à l’approche d’une d’elles je saute sur les freins tout en effectuant un talon pointe limitant l’à-coup du rétrograde. Une fois la caisse stabilisée j’entame l’épingle, je braque et garde ce petit filet de gaz avant d’enfoncer l’accélérateur au moment où la trajectoire s’ouvre. L’arrière frissonne mais reste concentré pour me propulser en sorti de virage et le Flat 4 s’extasie de joie à l’idée de grimper aux 8 000tr/min. À l’approche de la zone rouge un shift-light apparaît pour m’alerter que je suis proche de rupteur mais là encore une épingle très serrée se dresse devant moi. Je recommence le protocole en changeant un détail, remettre les gaz plus tôt et plus fort et laisser le train arrière s’exprimer. C’est avec joie que celui-ci montre son tempérament puis se fait rectifier par les aides électroniques. (Non je ne suis pas téméraire au point de tout débrancher, je laisse ça aux pilotes). Voiture droite et stabilisée, c’est reparti pour un tour avec toujours autant de fun et d’appréhension à chaque virage. La fermeté des amortisseurs me secoue en alternant les moments d’adhérence avec les moments plus flottants parfois déstabilisant, le GT86 est loin d’être aseptisé, à mon plus grand bonheur. La Toyota GT86 profite d’un châssis précis et incisif, malgré la raideur des suspensions elle ne prend pas en traître et m’emmène là ou je souhaite. La direction n’est pas la plus douce que j’ai connu mais en conduite sportive avoir une telle direction est un régale, je gagne en précision et en ressentit, je vis la route en accord avec le GT, une sorte d’osmose…

Vous l’aurez compris, j’ai pris un pied monstre à conduire ce coupé japonnais. Il ne demande pas d’être un pilote de l’extrême, de rouler à des allures pas permises et il pardonne au débutant. Tout est pensé pour rendre la caisse fun à conduire et que diable d’avoir “que” 200 canassons sous le capot, ça suffit amplement pour avoir cette goutte de sueur qui descend le long de l’échine.
Alors à la question le GT86 est-il un modèle sportif je réponds un grand OUI. Mais au delà de son allure de sportive et se fait douce au quotidien, permet des trajets autoroutiers dans un confort certains malgré l’habitabilité réduite dont on parle immédiatement !

2 places d’honneurs ou 4 places d’horreurs ?

Non le GT86 n’est pas une 4 places, c’est bel et bien un coupé 2 places avec 2 strapontins d’appoint pour dépanner en cas d’urgence ou glisser des valises supplémentaires qui ne rentreraient pas dans le coffre. Coffre dont la taille atteint les 243 litres mais l’agrandir est possible en rabattant les assises arrière et là le volume grimpe à 811 litres !
Le passager et le conducteur jouissent de siège baquet tissu enveloppant à merveille la silhouette mais demandant quelques figures de contorsionniste pour s’y asseoir. Des sièges baquet cuir/alcantara chauffants sont disponibles en option pour 1 600€.

Noir c’est noir

À l’intérieur c’est noir, des touches de rouges ici et là pour amener cette pointe de sportivité mais pas de grand bouleversement stylistique. Les nouveaux compteurs se mettent à jour et abandonnent l’éclairage orangeâtre, un petit écran couleur avec les diverses informations sur le véhicule complète le tableau. Le petit volant pratiquement vertical aurait mérité de recevoir un méplat ou un peu plus d’appendices sportifs. L’ensemble des matériaux utilisés ne casse pas trois pattes à un canard mais le résultat visuel est satisfaisant. L’imitation carbone est sympathique malgré les cuirs sur les contres portes qui font cheap. Mais je ne suis pas dans un GT86 pour trouver une finition irréprochable, le taff est fait, c’est le principal.

Économie quand tu nous tiens !

Malgré ma bonne volonté d’adorer le coupé il y a des petits points qui viennent noircir le tableau général. Pourquoi le répétiteur de clignotant n’est pas de mise ?! C’est si compliqué de faire en sorte que le clignotant s’agite 3 fois sans avoir à l’enclencher entièrement ? Même débat pour la fermeture centralisée qui est manuelle, on est au 21 siecle, nan mais allô quoi … Le rétroviseur interne ne se teinte pas automatiquement, on aurait pu espérer qu’une option existe mais que tchi. Les sièges tissus n’ont pas de réglage lombaire. Mon modèle d’essai ne comportait pas les radars de recul, autant vous dire que pour les créneaux je serrais les fesses ! Et enfin, les rétros qui ne se rabattent pas lors de la fermeture de la voiture…
l’exception venant confirmer la règle est le fait que lorsque l’on s’apprête à quitter la voiture et qu’il fait nuit, une petite pressions sur les phares et ceux-ci restent allumer pendant un instant histoire de se guider, bien pensé.

Multimédia

Ce GT86 est doté du nouvel écran tactile qui fait son taff, GPS intuitif, possibilité de se brancher en USB/AUX. L’appareillage bluetooth se fait en un claquement de doigt et il est possible d’utiliser son téléphone en partage de connexion. Ce partage sert à télécharger les quelques applications disponibles dont Coyote. Si l’ensemble est sans grande prétention, le système audio l’est encore moins ! C’est dommage car pour cacher les bruits d’air sur autoroute, un bon son c’est toujours plus sympa !

Fiche technique du Toyota GT86

0 à 100 : 7,6 secondes
Vitesse de pointe : 226 km/h
Nombre de poneys : 200 Cv à 7000 tr/min
Couple : 205 Nm à 6400 tr/min
Poids à vide : 1200 kg
CO2 : 180g/km
Chevaux fiscaux : 12 Cv
Prix : à partir de 32 490€

La conso’

Grâce aux 2000 km parcouru je suis en mesure de vous donner des mesures de consommation exact !

Consommation Urbaine Extra-urbaine Autoroute
Annoncées 10,4L 6,3L 7,8L
Réelles 10,1L 7,3L 7,6L

I’m falling in love

Elle a ces défauts mais je les aime, elle est dépourvu de performances folles mais est capable de m’ensorceler avec ces sensations. Alors serais-je prêt un jour à casser la tirelire et le rendre mien ? Oui je le souhaite et j’espère que notre au revoir annonce simplement le début d’une grande histoire. J’ai envie de la connaître encore plus, d’apprendre son comportement par coeur et de la chouchouter… un jour, qui sait…

Je souhaite remercier Alexandra sans qui l’essai du Toyota GT86 n’aurait pas pu être réalisé et la confiance dont elle m’a fait preuve en m’octroyant la garde du bébé. Merci également au personnel de Toyota que j’ai croisé pour leur gentillesse et leur accueil.

Merci également au circuit de bresse de nous avoir ouvert ces portes afin d’effectuer des photos et des videos pour le blog.

Facebook Comments

À propos Chef

Bercé au rythme des rallyes ma destinée était tracée alors en grandissant j'ai continué à faire vivre ma passion allant des 1/43 jusqu'aux réelles aujourd'hui. Alors je garde ma passion comme passion en faisant profiter le maximum de personne pour un amour automobile collectif et partager. Ma première voiture ?! Une Super 5 Baccara, ça dépote !
%d blogueurs aiment cette page :