La France, ce pays devenu autophobe à coups de super malus.

Le super malus sur les autos arrive petit à petit, de quoi tuer dans l’oeuf la passion de l’auto pour bon nombre d’entre vous. Ce malus sera présent sur les véhicules et potentiellement sur les véhicules d’occasion. Wheels&Driver vous en dit plus dans la suite de l’article.

Nos collègues de l’Argus ont enquêté sur les conséquences de ces nouvelles réglementations. À partir du 1er janvier 2018, acquérir une voiture d’occasion coûtera dans certains cas plus cher qu’auparavant. En cause, un nouveau super malus qui s’appliquera sur les modèles de 10 CV et plus.

Jusqu’à 8 000 € : c’est le montant maximum qu’atteint ce nouveau super malus. Heureusement, cette somme concerne seulement les modèles dont la puissance fiscale est de 51 CV ou plus. Mais ce malus s’appliquera à partir de 10 CV.

CV Taxe
10 à 11 100 €
12 à 14 300 €
15 à 35 1 000 €
Plus de 35 500 €/CV (8 000 € maxi)

L’argus s’est livré à un exercice de calcul du prix de la fiscalité sur un modèle qui sera vendu en 2018 : la future BMW M5, disponible en mars prochain.

L’allemande dispose de 600 ch, pour une puissance fiscale de 52 CV. Elle est facturée 126 500 €. Pour rouler en règle avec un tel engin, il conviendra d’ajouter : 2120 € de carte grise (prix moyen en France), 10 500 € de malus à l’immatriculation, 8000 € de super malus.
Montant à payer à l’immatriculation : 20 620 €. Si l’on cumule cela avec le prix de la TVA sur la M5 (25 300 €), on obtient un montant de taxes à payer sur la voiture de 45 920 €. Soit très exactement 31,2% du prix total.

Comme le souligne le photographe Arnaud Taquet, “qu’ils fassent ça est déjà débile mais que leurs conneries prennent au moins en compte la date de commande de l’auto et pas de livraison. Quand tu penses acheter une caisse à 50 000€ en 2017 et qu’elle en vaut finalement 60 000€ au moment de la livraison en 2018, tu fais quoi ?..”

Patrick Garcia (ndlr : rédacteur en chef du magazine Evo) pense que ce nouveau super malus va tuer le sport auto à petit feu.

La question essentielle est moins dans la quantité de chevaux (c’est une gueguerre germano-allemande ça) que dans l’existence pure et simple de voitures un tant soi peu sportives. Pour moi, le problème est qu’en tuant l’envie de céder à cette catégorie d’autos, par capillarité, tu fais aussi disparaitre l’intérêt économique pour un constructeur de développer une sportive. Et si tu n’as plus de M5, tu n’auras bientôt plus de petites sportives légères non plus. Et si tu n’as plus au catalogue ce genre d’autos qui déclenche des vocations et des passions, les constructeurs n’auront bientôt plus aucun intérêt à mettre de l’argent dans la course automobile. Bref, pour moi tout cela est un peu lié.

Alors aujourd’hui, que nous reste-t-il pour se faire plaisir ? Un cheval de course ? Ah non, il pourrait être taxé lui aussi..

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À propos Quentin TISSIER

La photo j’aime ça. Les voitures j’aime ça. Du coup, ça me paraissait logique de combiner mes deux passions. Et puis pour bosser avec les déjantés de Wheels And Driver je ne me suis pas fait prier !
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