Hyundai i30N, sportive coréenne, ADN européen

Fort de son expérience en WRC, Hyundai a mis ces meilleurs ingénieurs sur le développement d’une sportive qu’est la Hyundai i30N, véritable coup de poker ou bluff ?

N comme Nordschleife , N comme Namyang mais également N comme une chicane, le ton est donné, quand une voiture sera badgé de la 14eme lettre de l’alphabet c’est que le sport sera à l’honneur chez la marque coréenne.

Mais avant de s’exciter faisons un tour du propriétaire, ici la Hyundai i30N est vêtu de sa robe Performance Blue. J’apprécie vraiment cette couleur qui sort du lot sans tomber dans l’exubérance. Une image vaut mieux que milles-mots c’est pourquoi je vous laisse admirer le magnifique travail du photographe Yannick Brossard et de Mickael.

La Hyundai i30N peut-elle faire trembler la concurrence ?

Les principales visées sont les 308 GTi, la Mégane 3 RS ainsi que la toute nouvelle Mégane 4 RS. La Mégane 3 RS n’a pas à s’inquiéter, elle reste la référence dans la catégorie et l’arrivée de la Coréenne ne lui confère qu’une nouvelle partenaire de jeu ! La 308 GTi peut s’inquiéter, la Hyundai i30N possède une philosophie similaire mais les amateurs de sport auto pencheront pour un différentiel de type Torsen et un châssis à la française que pour la Coréenne pourtant bourrée d’options – de série !

Mais le plus inquiétant reste la Mégane 4 RS… La Hyundai i30N est bien plus sportive que la française ! Elle apporte de nombreux arguments, un châssis bien plus affuté, un différentiel certes électronique mais un différentiel quand même et un train arrière stable lors de freinage appuyés !

Pour un usage sportif, je dis bien sportif, la Hyundai i30N est sans contestation possible devant la Mégane 4 RS. Je vois venir les fans de Renault Sport, vous allez nous exprimer votre mécontentement, que nous sommes anti Renault blablabla. Comme le prouve des réactions à un statut Facebook annonçant la supériorité de la Coréenne sur la Mégane. Mais STOP, non nous ne sommes pas anti-RS ou anti-français, nous savons faire la part des choses, nous nous efforçons d’être objectifs et neutre, c’est notre travail de le faire à travers chaque essai ! Même si William ne porte pas Renault dans son cœur, il ne gagne rien à « descendre » la Mégane, tout comme Quentin qui adore RS, ne gagne rien à affirmer que la Mégane 4RS est meilleure alors que face à la coréenne c’est faux. Si vous n’êtes toujours pas convaincu par notre impartialité, avant de commenter et de parler, qui n’aura pour effet que de brasser de l’air, essayer les 2 voitures dans les mêmes conditions. Attention, vous vous devez d’essayer la Mégane 4 RS dans la configuration sans option châssis CUP c’est facile d’ajouter une ribambelle d’options pour rendre la voiture « encore plus sportive ».

Revenons à notre cher Hyundai i30N qui dérange tant !

L’habitacle, sans AD-N

Dans cette Hyundai i30N on retrouve un habitacle « basique ». Certes des petites touches de sportivité viennent l’habiller notamment ces sièges sport siglés du « N ». Le volant embarque également une signature semblable ainsi que 2 boutons poussoirs dont je parlerai plus tard. Dans sa globalité l’intérieur ne respire pas la sportivité. Nous sommes dans une Hyundai i30N assez terne avec ce noir de partout, que ce soit sur les plastiques d’assez bonnes factures ou sur les touches de cuirs qui habillent l’habitacle. Les matériaux sont de bonnes factures mais il ne faudra pas chercher la petite bête au risque de tomber très vite dessus !

 

Malgré ce manque d’exubérance, je ne peux qu’avouer m’être bien senti à son bord. Les sièges enveloppent plutôt bien la silhouette et les grands seront comblés par le strapontin amovible au niveau des genoux. Vous ai-je dis que les réglages des sièges sont entièrement électriques et possèdent 2 niveaux de mémorisation. Pour les plus énervés d’entre vous, la i30N peut être équipés de Recaro Pole Position ou de jantes OZ par Hyundai mais cela semble uniquement possible en Allemagne.

La sportive ConNecté

Coté multimédia la Hyundai i30N propose tout ce que l’on peut attendre d’une sportive, un écran tactile permettant de naviguer entre les différents menus possibles, que ce soit GPS, musique, personnalisation du mode de conduite ou l’affichage du smartphone via Android Auto ou Apple CarPlay. Les smartphones compatibles avec la charge à induction trouveront leur bonheur car une place leur est dédié, sinon il faudra faire avec les prises usb/allume cigares misent à la disposition des utilisateurs. Il est possible de brancher son téléphone à l’avant, en revanche l’arrière ne profite pas de prise allume cigare ou usb, dommage.

Grâce à ces commandes portées sur le volant il est possible de piloter le multimédia sans lâcher les mains du volant et sans quitter les yeux de la route.
Mais là où la Hyundai i30N fait fort face aux autres sportives, c’est grâce à ses commandes de sélections de modes de conduites. 2 petites palettes placées intelligemment sous les pouces qui permettent de changer en un clic le mode de conduire, autant vous dire que niveau efficacité il n’y a pas mieux !

Si l’on s’attarde sur les modes de conduites, la palette de gauche nous propose de jongler entre éco, normal ou sport. La palette de droite est moins farouche et dévoile le mode « N » ou le mode personnalisé.
Chaque mode de conduite permet de modifier le comportement du véhicule en agissant sur les paramètres du moteur, la suspension, le contrôle électronique de trajectoire (ESC), le N Carving System, la sonorité du moteur, la direction et la fonction de synchronisation du régime moteur. Personnellement je roulais 70% en mode N, 20% en mode personnalisable avec tout le réglage en N sauf l’amortissement qui était en normal et 10% en mode Normal. L’amortissement en mode N étant trop dur pour la route, il est préférable de le régler en mode Normal. La facilité de changer de mode fait qu’on se retrouve à changer sans arrêt, c’est très très pratique !

En avaNt !

La Hyundai i30N offre une expérience qui propose un rapport sensation/prix étonnamment efficace ! Grâce à son différentiel (électronique certes), la Hyundai i30N se montre d’une agilité sans faille bien aidé par un châssis sportif qui, certes n’est pas au niveau d’une 308 GTi pour le moment, permet de se sentir en confiance à son volant. Le train avant encaisse très bien les freinages appuyés, la caisse reste stable et le train arrière suit le même exemple. La direction se montre relativement précise, certes quelques flottements peuvent se faire ressentir et des petits corrections de trajectoires peuvent être nécessaire mais le ressenti est bon et elle ne vous fera aucune frayeur. On ne se bat pas contre le volant et le volant n’a pas non plus tendance à bouger dans tous les sens comme l’a Quentin a eu le cas sur la Mégane 4 RS. Une fois en confiance grâce à tous ces éléments on se met à appuyer sur la pédale de droite. Le 2.0 litre se remplit et délivre toute sa puissance, l’échappement aboie et rugit à chaque changement de rapports ou décélération. Malgré un comportement moteur appréciable, celui-ci se veut assez linéaire avec une tendance à s’essouffler à l’approche de la zone rouge située à 7000 tr/min, c’est frustrant.

Mais rien n’est jamais parfait, ici la Hyundai i30N nous propose une expérience plus que sympathique ! Si la beauté est subjective, son efficacité en surprendra plus d’un. Il sera nécessaire d’accepter certaines réalités et le fait que la Hyundai i30N soit une des sportives du moment qui se permet de titiller les références du marché, en est une. De plus son rapport prix/performances/équipement est imbattable.
N’hésitez pas une seconde si l’occasion d’en essayer une se présente à vous, car l’expérience vaut vraiment le coup 😉

La consommation mesurée est fausse car le moteur n’était pas encore rodé mais d’après de nombreux témoignage, la conso stagne autour des 9,5L en mixte en alternant les phases de conduite appuyées et les phases de conduites normales.

Disponible à partir de 34 800€, il faudra ajouter un malus de 4 673€ …

Merci à Hyundai France pour le prêt !

Crédit photo : NetCarShow, Yannick Brossart, Mickael Gomes

Facebook Comments

À propos Lucas Schaffuser

Bercé au rythme des rallyes ma destinée était tracée alors en grandissant j'ai continué à faire vivre ma passion allant des 1/43 jusqu'aux réelles aujourd'hui. Alors je garde ma passion comme passion en faisant profiter le maximum de personne pour un amour automobile collectif et partager. Ma première voiture ?! Une Super 5 Baccara, ça dépote !
%d blogueurs aiment cette page :