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Essai Mazda MX-5 RF, mini voiture pour maxi plaisir !

Qu’on se le dise, essayer un coupé Japonais c’est que du plaisir. Et celui qui me faisait de l’œil depuis sa présentation était cette Mazda MX-5 RF adoptant le toit en dur. Une chose est sûr, Mazda sait comment donner du plaisir à ses conducteurs, à mon tour de vous le faire partager.

Il est indéniable que j’apprécie la MX-5 ND, en revanche je ne peux pas en dire autant pour la capote. Je trouve toujours qu’il y a un problème de proportion une fois la capote fermée. Puis celle-ci est manuelle, on est obligé de sortir du véhicule pour l’ouvrir ou la fermer. Mais Mazda a fait les choses bien et a osé sortir une déclinaison coupé-targa de leur voiture plaisir, Dieu merci !

C’est sous le soleil de juin et pendant près d’une semaine que je vais pouvoir tester tout le potentiel et la polyvalence de cette petite voiture qui a tant à offrir.

Le modèle essayé est la Mazda MX-5 RF First Edition, limitée à 150 exemplaires en France, je vous laisse découvrir les caractéristiques qui rendent la F.E. si unique.

Coup d’œil sur coup d’œil

Je vous laisse imaginer mon plaisir quand j’ai découvert cette voiture. Dieu sait que je l’ai trouvé belle dans cette robe grise intitulée Machine Grey. Rapide tour du propriétaire et j’admire le travail des designers sur l’aspect coupé-targa de la nipponne. Magnifique, un profil très élancé qui me séduit plus que sur la version cabriolet. Ce Machine Grey métallisé la rend discrète, l’ostentatoire n’a pas sa place ici. La First Edition possède de belles jantes BBS Gunmetal de 17 pouces, juste ce qu’il faut à la MX-5 pour assumer sa sportivité.

Vous l’aurez compris, cette MX-5 RF possède un charme certain à mes yeux. Alors nous avons demandé à Mickaël de nous régaler avec ces clichés, je vous laisse juger par vous même pour savoir si la mission est réussie ou non.

L’autoroute, même pas peur !

C’est sûrement la partie que j’avais la moins envie de tester après les bouchons dans Paris et au final je dois admettre que l’autoroute était plutôt agréable !

Dis comme ça, la Mazda MX-5 RF n’a rien à faire sur l’autoroute. La First Edition peut se vanter d’embarquer tout un tas d’accessoires notamment des amortisseurs Bilstein. J’appréhendais le trajet autoroutier pensant que ces amortisseurs rendrait le trajet désagréable mais non, loin de là. Certes les sensations de la routes sont très présentes, il arrive même que la voiture sautille lorsque la surface n’était pas parfaitement plate. Mais les sièges Recaro parviennent à amortir la raideur des amortisseurs proposant alors un voyage plutôt confortable ! Mais c’est l’insonorisation qui vient le plus ternir le tableau, les bruits d’air sont présents dans le petit habitacle et ne s’en vont jamais. Couplé à la climatisation qui souffle sans relâche, il faudra élever la voix pour tenir une conversation avec le seul et unique passager. Je reviens sur la climatisation, quand j’ai pris le roadster au milieu du mois de juin les températures étaient hautes et sur autoroute il est préférable de rouler toit fermé afin d’éviter une quelconque explosion de la boite crânienne. L’habitacle étant rikiki, je pensais que le refroidir et le maintenir à bonne température était une chose facile pour la Mazda, mais c’est tout le contraire ! L’habitacle chauffe très vite et la clim soufflera sans relâche pendant les 4 heures d’autoroutes donnant l’illusion d’être au frais. Mais dès que je réduisais le débit de clim, rebelote, un sauna apparaissait.
Malgré tout, je lui pardonne ces défauts, la MX-5 n’est pas une routière et il est tout à fait normal que certaines prestations soient moins travaillées. La route continue et le roadster ne bronche devant aucun obstacle, régulateur enclenché, musique parfaitement ajustée, j’apprécie le trajet comme il se doit en songeant à mes futures balades dans les Mont du Lyonnais…

Niveau consommation, à mon grand étonnement le 2.0L atmosphérique n’est pas si gourmand que ça ! Je m’attendais à bien plus. En somme, Paris-Lyon en un plein et demi pour une moyenne de 6,8L/100km aux vitesses autorisées, belle perf’ de la part de la MX-5 RF !

Une frustration nommé “City”

Tout comme l’autoroute, une MX-5 RF ne trouve pas son habitat naturel en ville. Mais la petite se défend une nouvelle fois en proposant un agrément de conduite donnant l’illusion que sa place est ici. Pas besoin de vanter la souplesse et la douceur du 2.0L Skyactiv-G et de ces 160 chevaux. Malgré les 200 Nm de couple la Nippone ne manque pas de ressources. En fait, Mazda use d’un stratagème pour alléger le moteur et combler le manque de turbo, il s’agit de l’i-loop. Le système possède des batteries qui se rechargent grâce à l’énergie dû au freinage ou lors des phases de “roues libres”. L’énergie est ensuite directement utilisée pour soulager le moteur de différents maux comme réduire la consommation d’essence au démarrage. Cela se passe dans une telle discrétion que le terme Hybride est encore bien grossier pour définir le système mais comme dirait un célèbre slogan, l’i-loop c’est “actif à lintérieur, et ça se voit à l’extérieur “.

Pour résumer, en ville il fait chaud et même en roulant sans toit c’est un coup à choper de sacrés coups de soleil. Prévoyez la créme solaire et une casquette.

Le petit roadster dans la prairie

Je cesse de tourner autour du pot et je vais vous dire tout ce que j’ai ressenti au volant de la MX-5 RF. Du plaisir, encore du plaisir avec une petite goutte de plaisir mais principalement du plaisir. Le roadster Japonais est un véritable karting pour faire court. Le châssis est rigide, la direction l’est tout autant, le train arrière est incertain tandis que le train avant agrippe le bitume, bref pas de mauvaise surprise avec la MX-5 RF celle-ci se veut sûre ! Au fur et à mesure que je pratiquais l’exercice de me faire plaisir sur les petites routes j’ai su apprivoiser le caractère flottant du train arrière. Le talon pointe fut mon meilleur allié pour le dompter. Le gros du travail s’effectuait au freinage, les masses s’accumule sur le train avant délaissant l’arrière et donc d’un petit coup de volant il est possible de faire pivoter l’arrière afin de la placer plus efficacement dans le virage. Au début c’est flippant, la peur de la perte d’adhérence est la raison fr quelques sueurs froides mais au final que t’chi. L’ESP est présent mais il ne vient pas ternir le plaisir de conduite même si une petite frustration se fait sentir. Je voudrais plus certes, mais pas à n’importe quel prix. Malgré ces bons points, le train avant offre un surplus d’adhérence qui peut rendre la voiture très incertaine lors de glisse contrôlée, la sécurité devient alors une sorte de danger. À un moment il faut choisir, soit Mazda nous sort une voiture fun jusqu’au bout soit une voiture réservée mais ici on à un mélange les deux styles et ça en dérangera plus d’un.
Outre le comportement de la caisse, je tiens à porter un toast au moteur. Sur le papier c’est un 2.0L atmosphérique de 160 cv et 200Nm à 4600tr/min. Mais que se passe-t-il avant et après le couple ? J’appréhendais le fait d’une lente montée en régime et une puissance qui se ferait désirer mais non ! Je n’ai pas eu à m’en inquiéter, le bloc essence est rempli de fougue, il me propulse dans les tours et m’encourage à jouer avec sa zone rouge, pas de manque de puissance, pas d’envie d’avoir plus car plus serait trop.

Pour la petite anecdote, quand j’ai récupéré le coupé, mon contact Mazda m’a dit qu’il regrettait qu’une version plus puissante n’existe pas. N’ayant aucun avis je ne pouvais exprimer mon (dés)accord sur la question mais aujourd’hui je répondrais qu’une version plus puissante ne serait pas la solution. C’est dans la conduite et la façon de mener la danse avec la voiture que se font les sensations et avec cette Mazda tout semble plus facile, plus sûr. J’ai pris plus de plaisir à conduire ce coupé que certaines sportives car je ne me focalisais pas sur sa puissance et le faite que je devais lui faire sortir sa puissance. Les 160 chevaux suffisent bien assez pour s’amuser sans atteindre des vitesses extrêmes, en profitant de relances très correctes !

La MX-5 RF sur routes sinueuses c’est un plaisir sans nom, si c’était à refaire je répondrais d’un grand OUI.

Bienvenue à bord

La First Edition se dote d’un intérieur plus valorisant que les versions de séries. Tout d’abord nous retrouvons des sièges Recaro qui apportent un confort et un maintien très appréciable. Des touches d’Alcantara sont réparties sur le tableau de bord tandis qu’une plaque numérotée vient orner la planche de bord passagère.

Bien évidement il ne faut pas être clostrophobe. Une fois le toit rétracté, l’espace intérieur est assez confiné mais le passager pourra jouir d’un espace aux jambes très profond, parfait pour piquer une sieste sans s’engourdir les gambettes.

Quelques rangements sont à noter, sous l’accoudoir central et dans une petite trappe située derrière l’accoudoir façon trappe à ski. Mais la boite à gant manque vraiment, surtout en cas de forte chaleur où avoir une bouteille d’eau bien fraîche ne serait pas de refus.

Quant au coffre, il convient bien pour deux personnes. Il faudra opter pour une petite valise ou un sac souple car l’entrée est assez restreinte. Mais il offre un volume de 127 Litres, le strict nécessaire !

Usuellement je n’utilise jamais les GPS embarqués dans les modèles d’essais mais sur celle-ci, j’ai dû y avoir recours. En effet, mon support téléphone ne s’attachait pas sur les grille d’aérations et plutôt que d’opter pour la solution Mac Gyver, j’ai opté pour la facilité. Au final, le GPS me faisait prendre des sens interdits et des routes fermées, pas l’idéal pour sortir d’un centre-ville…

Bilan

L’heure du bilan a sonné, que retenir de cette Mazda MX-5 RF First Edition ?
Cette voiture répond belle et bien a la définition du mot PLAISIR. Elle est l’allégorie même du mot, encore plus du fait que chacun trouve son plaisir à sa façon derrière son volant. Certes les fans de drag et de grosses reprises ne trouveront pas leur bonheur sur ce genre de voiture. Mais la Mazda MX-5 se pilote, les moins téméraires trouveront leur plaisir grâce au comportement sûr mais joueur de la caisse tandis que les plus expérimentés oseront désactiver l’ensemble des aides pour une conduite plus en dérive et profiter des aptitudes de ce gros karting. Fun assuré à 100% !

La recette du bonheur se trouvera dans une escapade en amoureux, cheveux au vent à parcourir les plus belles routes de France sous un soleil radieux.

Merci à Mazda France pour le prêt et à Jérémie pour sa disponibilité !

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À propos Lucas Schaffuser

Bercé au rythme des rallyes ma destinée était tracée alors en grandissant j'ai continué à faire vivre ma passion allant des 1/43 jusqu'aux réelles aujourd'hui. Alors je garde ma passion comme passion en faisant profiter le maximum de personne pour un amour automobile collectif et partager. Ma première voiture ?! Une Super 5 Baccara, ça dépote !
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