On a essayé la Renault 16 !

Voila quelques semaines je vous racontais l’histoire, compliqué mais innovant, de la Renault 16 celle qui voulait rivaliser avec une certaine DS, voici aujourd’hui mes sensations à son volant. Cinquante ans après sa commercialisation.

Rendez vous prit, voici l’ovni bleu face à moi. C’est vrai que la seize impressionne non pas à cause d’une ligne statutaire mais plutôt par cette ligne qui me fait penser à un insecte ! Ce scarabée bleu à la ligne atypique détonne encore, même du haut de mes petits 24 ans, la voiture face à moi a 39 ans, autant dire une belle quadragénaire pimpante. Ce qui me fait penser que l’automobile à hélas perdu un peu de cette fraîcheur d’un design épris de risque face aux conventions. Devient dirais-je philosophe à la vue de cette automobile ? Elle a au moins le mérite de changé de mes essais habituels. Je suis parti à la découverte de cette auto bien française au pied du Jura.

Véhicule essayé:  Renault 16 TX (1978) – 93 chevaux. cote entre 1500 et 6000€

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Look extérieur:

Si un peu plus haut je me moquait du profil de la Renault, il faut dire que sa ligne est tout de même des plus atypiques, l’avant carré, laisse place à une ligne plus fuyante avec cette chute du montant C. Commençons pour une fois, par l’arrière de cette voiture puisqu’il s’agit vraiment de cette partie qui fut à l’origine d’une certaine innovation: le hayon.

“Elle a contribuée à le popularisé et à le vulgarisé: le hayon”

Lors de notre épisode Saga je vous racontais l’histoire du hayon, si la 16 n’ai pas à l’origine de ce système, elle a contribué à le popularisé et à le vulgarisé. Le hayon chute littéralement sur les feux arrière dont le style est simplement rectangulaire, tout en étant encore souligné d’une sorte de sourcil noir auquel s’ajoute du chrome… tout comme autour des feux et encore autour de l’ouverture du hayon. La voiture mise au maximum sur l’ouverture au détriment d’un design plus poussé. Le profil de la voiture est garni de chrome tout le long du vitrage, les poignées sont haute laissant à la surface carrossée un pli du plus bel effet ! On retrouve encore du chrome sur les seuils de porte, le reste de la carrosserie est lisse, cela étant dit, Renault travailla l’aérodynamique de sa berline. Concluons par l’avant, on retrouve avec joie une calandre noir… encerclé de chrome (vous la sentée l’overdose de chrome ?). Ma version d’essai est une version rafraîchis en 1975, puisque la 16 gagne les doubles projecteurs avant “carré” et puis c’est tout… Pour le reste on retrouve les feux de position collé au clignotant et cet original double pli de carrosserie au milieu du capot, débutant dans la calandre, avec l’emplacement du losange,  puis parcourant tout le véhicule jusqu’au hayon. J’allais oublier de vous préciser, la TX est à la 16 ce que la RS est à la Mégane.. Une version sport, plus sage que la Mégane, mais qui s’en distingue par la présence d’un petit aileron sur le toit, pour du sport en toute discrétion. Pour conclure, sachez que la 16′ à aussi eu droit à quelques exclus’ comme mon modèle assez rare puisque cette teinte n’est resté qu’une seule année au catalogue !

Si vous cherché les 275 ch de l’actuel compacte de chez Renault, désolé mais la TX ne dispose que de 93 ch… Pas de quoi affolé le chrono mais gage de quelques belles sensations à son bord !!

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Look intérieur:

Allons à l’intérieur, on remarquera vite qu’il manque certaines choses… Un écran tactile, la clim ou la direction assistée: mais bienvenue dans les années 70 ! Une période où il suffisait d’avoir du beau bois, une jolie finition et des sièges en cuir…

“La seize vous fait voyager instantanément dans les trente glorieuses”

On retrouve le logo de la « Renault 16 » disséminé sur la planche de bord, tout comme le losange placé sur la console centrale. Si plus haut je vous parlait de bois, C’est totalement faux puisqu’ici tout n’est que chrome, plastique et aluminium. Selon les versions, on pourra choisir certaine teinte comme le “Champagne”. L’intérieur se veut résolument moderne, pratique et simple de nettoyage. Pour faire rappel au bleu extérieur, la moquette de sol est bleu foncé et les sièges dominé par du bleu marine contrasté par le bleu turquoise des dos des sièges avant. L’intérieur de la 16 est lumineux grâce aux larges vitrage latéral et surtout spacieux par l’espace aux jambes comme à la tête ! Pour le reste la 16 fait dans la sobriété.

Le vrai confort de la 16 c’est aussi son fameux hayon, il offre un coffre avec une contenance correcte et un accès très pratique, le plus intéressant réside dans le fait, est qu’elle laisse apparaître quelques crochets ici et là afin de pouvoir fixer les sièges dans sept configurations différentes ! L’Espace et le Scénic n’ont qu’à bien se tenir !

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Sur la route:

Nous y voilà ! Je vais enfin pouvoir déguster cette 16 bien dans son jus ! Il faut dire que mon exemplaire à plutôt bien vieillit, l’auto est agréable, même si la jante du volant est immense et qu’il faudra s’habituer à l’étrange “tige” qui sert de levier de vitesse, car oui, ma seize est équipé du fameux levier parapluie ! Après compréhension du truc, il s’avère fastueux mais simple d’utilisation ! Une fois sur la route, la voiture absorbe très bien les différentes aspérités de la route, tout comme les nids de poules. La seize est dévoué au bien-être de ces occupants, ainsi les sièges maintiennent très bien le conducteur, ils sont remarquable de confort. Oublié les aides au stationnement, la détection d’angle mort: bref l’électronique ! Cette Renault n’en a guère besoin puisque je reviens à mon vitrage latéral qui permet une grande visibilité.

 “Pas de quoi affolé le chrono, elle permet quelques belles sensations à son bord !!”

Sur les petits chemins de campagne, la 16′ s’avère être efficaces et la direction précise. Si elle n’a pas de quoi affolé le chrono, elle permet quelques belles sensations à son bord. La Renault se dégustera véritablement sur les petits chemins de campagnes, quelques départementales et routes nationales. Elle à le secret de faire oublier le temps et d’en profité.Les 4 cylindres est agréables à l’oreille il profite de belle reprise et d’accélération douce.

Pour bien réaliser cet essai, je me suis installé aux places arrières, alors déjà, on oublie les ceintures (elles seront devenues obligatoire l’année suivante, en 1979). Je dois vous faire un aveu, après avoir eu quelques voitures modernes et anciennes entre les mains la 16 à été l’une des plus confortables qui soit. On se croirait presque sur ces matelas rempli d’eau tellement on s’enfonce dans la banquette et qu’on s’y sent bien.

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Je souhaite remercier Fabienne DUBOIS présidente du club Bleu 16 pour son accueil et la joie d’avoir pu profiter avec elle de sa très belle Renault 16. si vous ne connaissez pas cette voiture, j’espère vous avoir éclairer su cette auto !

 

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