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Essai Volvo V90 Cross Country D4, à l’assaut des chemins

Pour ceux qui souhaitent sortir des sentiers battus vous pouvez prendre une Lada ou un Jeep. Sinon il y a la Volvo V90 Cross Country, bien plus surprenante qu’elle en a l’air, et je peux vous l’assurer.

Cet essai inaugure une nouvelle collaboration avec un nouveau photographe, n’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de ces cliché, personnellement j’en suis fan et je remercie Mickael pour le travail fournit. L’après-midi shooting aura été un vrai plaisir ! Cliquez ici pour accéder à son site.

Le modèle d’essai est celui qui représentera la majeure partie des ventes de V90 CC. Je vous laisse vous familiariser avec la fiche technique du véhicule avant d’embarquer pour le voyage.

Une préstance royale

N’est-elle pas plaisante à regarder cette V90 ? Malgré ces proportions de paquebot, on ne peut que saluer le travail des designers. Cette face avant mêlant caractère et luxe est reconnaissable en un clin d’oeil. Un profil gracieux sans faute d’accord se finissant par cette poupe caractéristique des prochaines générations du constructeur Suédois. Rien ne semble être laissé au hasard, la voiture est équilibrée, saine. Les appendices faisant d’un V90 un Cross Country s’adaptent au dessin global de la caisse. Passages de roues noirs, panneaux de protection latéraux et caisse surélevée, tout d’une baroudeuse. Le tout dans une teinte grise métallisée sans grande exubérance mais dans un luxe certains.

Je regrette le manque de V90 sur nos routes, elle se démarque de ces concurrentes, A6/Série 5, qui se font beaucoup moins rares. Mais c’est toujours un plaisir de croiser une Suédoise même si aujourd’hui, le nombre de V90 croisées se compte sur les doigts d’une main.

Bienvenue à bord

Si la silhouette laisse flotter un vent de luxe, c’est bien l’intérieur qui finit le tableau. Une fois assis dans le break baroudeur on s’aperçoit immédiatement que la V90 ne fait pas de la figuration.

Mon modèle d’essai embarquait le pack Luxe (le plus haut pack possible) avec son intérieur cuir marron et tous les accessoires qui vont bien.

Les sièges, que dire dessus… Ils offrent une multitude de réglages, tellement diversifié que pour trouver une bonne position de conduite. Il me faudra plusieurs longues minutes pour régler le siège comme je le souhaite, pensez bien à enregistrer la position ! Mais une fois le siège réglé on se sent comme dans un cocon qui malheureusement est un peu trop ferme au niveau du dossier, mais cela n’est que mon humble avis. J’ai grandement apprécié les sièges chauffants et ventilés, tout comme les autres passagers qui ont eu la chance, que dis-je, l’honneur d’embarquer dans cette Volvo V90 Cross Country. Les passagers arrières profitent également de sièges chauffants. Sauf pour la place du milieu, qui est plus là au cas où, petite et inconfortable sur de long trajet. Et pour couronner le tout, les sièges avant étaient massants. Mais pas massant pour dire qu’ils massent, ceux-ci propose plusieurs types de massage (Pétrissement, Lombaire, Épaule, Massage et un mode compilant l’ensemble), avec 3 variations d’intensités et de vitesses, RO-YAL. Autant dire que les trajets passent un peu trop vite.

Continuons le tour du propriétaire, la planche de bord est revêtu de cuir (option) et l’aspect haut de gamme est bien présent. Tout est agréable au toucher, les matériaux sont valorisants et bien choisis. Un grand écran tactile vient habiller la colonne centrale, le tactile c’est bien mais c’est salissant, heureusement une microfibre est fourni pour le nettoyer et éviter les traces de doigts lors des multiples sollicitation de l’écran, car oui, on passe beaucoup de temps sur l’écran. Pourquoi ? Tout simplement parce que toute la voiture est paramétrable via cette interface. J’ai passé près de 15 minutes à tout configurer à mon image, tout était à mon goût une fois fini. Satisfait de ma manœuvre, je quitte le véhicule en lui souhaitant bonne nuit sachant que je le retrouverai le lendemain. Au petit matin je m’installe dans mon paquebot de croisière et remarque que tout mes réglages n’ont pas été sauvegardés. Étrange donc, mais je ne désespère pas et paramètre à nouveau la voiture comme bon me semble. En reprenant à nouveau la voiture, c’est le même constat. Aucun de mes réglages ne se sauvegardaient et je n’ai pas réussi à les sauvegarder, malgré mes multiples tentatives. Peut-être que la clé qui m’était donné par Volvo France possédait la faculté d’effacer les réglages, bref, y’a eu un bug dans la matrice. Mais de quels réglages étaient-il donc sujet ? Et bien cela allait de la climatisation et son débit en passant par les sièges chauffants ou ventilés, la musique et autres préférence que la voiture rétablit à chaque démarrage, normalement.

Quant au coffre, celui-ci peut accueillir jusqu’à 500L de bagage, de quoi voyager serein, en théorie !

Mode croisière

La V90 est une routière, elle est née pour avaler des kilomètres et faire part de ces qualités. Elle rappelle aux allemandes que le premium existe bel et bien ailleurs et compte bien grignoter des parts de marché.  Au vu des résultats de Volvo sur le premier semestre 2017, on peut dire que le pari est gagné, la V90 plait, séduit et s’impose de plus en plus notamment dans les pays où la culture de l’automobile est bien développée (30 000 unités vendue depuis Janvier 2017). Si en France croiser une V90 rélève de la chance, les congés d’été m’ont permis de constater que les Belges aime les belles voitures et je n’ai jamais autant croisé de V90 !

Mais revenons à mes moutons, que donne cette routière ? C’est tout simplement royal, il faut l’essayer pour se faire un avis bien tranché mais le confort de conduite est bel bien présent. Le bloc diesel se montre relativement silencieux, merci l’insonorisation, et doux. Les 190 chevaux garantissent des reprises correctes sans que la boîte automatique ait besoin de tirer sur les rapports. Malgré le chiffre 190, cela suffit tout juste à faire mouvoir le break. Pour les puristes des palettes aux volants, vous serez déçu en apprenant qu’elle n’ont pas leur place dans cette déclinaison. Personnellement ça ne m’a pas choqué, pas besoin de palette sur une Geartronic et au pire il reste le mode séquentielle avec le sélecteur de vitesse. Les bruits d’air sont faibles offrant un silence laissant apprécier la sonorisation signée Bower&Wilkins (en option à 3600 €). C’est l’option à avoir, que du bonheur pour les oreilles, me faisant vibrer de la tête aux pieds lors de mes excès de folie. Mais la V90 est un break et l’énorme coffre est coupable de quelques raisonnances sonores dû aux bruits d’air, spécialement quand il est vide. Niveau consommation, celle-ci s’établit à 7,8L/100 km sur le trajet caractéristique Lyon-Paris. Un score correct pour 190 chevaux et une transmission intégrale devant tracter les 1803 kg présents sur la balance. Mais outre ce petit détail futile, la V90 enchaîne et enchaine les kilomètres sans jamais lasser son conducteur. Certes cette phrase peut ne pas paraître française mais laissez moi le temps de vous expliquer pourquoi dans la prochaine partie.

PS: L’énorme rétroviseur extérieur est coupable de créer un angle mort quand je souhaite prendre mes informations avant de m’engager dans un rond-point par exemple.

Technologic, technologic, buy-it, break-it, …

La V90 fait partie de ces véhicules qui caressent de près la navigation autonome. Il me plaît d’essayer ce genre de voitures, de tester ces aides jusqu’à la limite (tout en garantissant ma sécurité et celle des autres usagers de la route bien-sûr).
Commençons par le banal limiteur de vitesse, grâce aux caméras qu’embarquent le break Suédois, le limiteur est capable d’ajuster la vitesse. Cette technologie n’est pas encore fiable à 100% et un certains temps de latence se fait ressentir entre les changement de zone de vitesse. J’utilisais cette aide lorsque je conduisais sur route nationale/départementale avec des traversées de village. Certains diront que cette aide est inutile mais je l’aime bien cette petite oubliée, surtout lorsque la vitesse autorisée diminue, la voiture décélère seule, comme une grande.

Parlons maintenant du régulateur de vitesse. Là encore, j’ai affaire à une technologie connu de tous et qui, depuis un petit moment, est adaptative. C’est à dire que la voiture va garder une distance temporelle par rapport à la voiture qui précède la Volvo. J’utilisais cette aide à 70% sur autoroute, cette assistance est pratique quand la voiture nous précédant roule à une vitesse presque similaire. Par contre si la voiture oscille entre 110 et 140 Km/h ça en devient vite chiant !

Vient le tour de la conduite semi-autonome, cette option est active jusqu’à 130km/h. Celle-ci permet au véhicule de maintenir se distance de sécurité et d’adapter sa vitesse en fonction du véhicule qui le précède, à la manière du régulateur adaptatif. Mais la technologie agit également sur la direction en gardant la voiture sur sa voie. Cette aide à ces limites, une voiture doit être devant soit, et des lignes doivent définir la voie sinon rien ne se lance. C’est une option qui est utile et que j’ai utilisé principalement sur autoroute. Mon regret est que si je lâche les mains du volant, la voiture va m’alerter de garder les mains sur le volant. Leurrer le système est on ne peut plus simple, il me suffisait de caler un genou contre le volant et l’illusion faisait effet. Pas de mains sur le volant, pas de pied sur les pédales et un regard sur les différents écrans qui équipent le véhicule. C’est loin d’être prudent, surtout en cas de danger imminent et je le conçois entièrement. Mais une question se pose, qui entre moi ou un utilisateur en voiture « banal » sans aucune aide ou avec un simple régulateur de vitesse, est le plus exposé au danger ? Moi malgré une voiture capable de s’arrêter seul et ayant des réflexes bien plus rapide que les miens ou monsieur lambda qui devra placer sa confiance en ces réflexes sachant que cela fait 3 heures qu’il roule, sans pause et avec une fatigue et monotonie de la route qui s’installe ?

Les aides à la conduite sont présents, les aides au stationnement aussi. Quand je conduis un paquebot du genre, j’apprécie que la voiture se gare seule, à la seule condition que l’aide marche… Sur 5 tentatives le véhicule à effectué la manoeuvre correctement 4 fois. Sur les créneaux, rien à redire, la voiture gère vraiment bien. Il faut juste être prudent sur la boite automatique qui n’est pas douce lors de la levée du pied du frein et s’encastrer dans la voiture de devant est vite arrivé. Mais le gros hic c’est le stationnement en bataille, si la place est entre 2 véhicules déjà stationné, pas de soucis, la Volvo se gare bien avec une prédominance à serrer le côté passager. Par contre, si il n’y a qu’une voiture, c’est la cata, j’ai effectué la manoeuvre dans un parking avec une voiture sur ma droite. La technologie m’a garé totalement de travers et sur 2 places, exercice loupé. Mais l’aide n’est pas à blâmer, faire une marche arrière n’a rien de sorcier en soit.

Et enfin, vient la dernière aide, le freinage d’urgence. J’ai eu l’occasion de tester le freinage d’urgence et je suis bien ravis qu’il ai marché. Je vous explique la situation, zone 30, une voiture au stop devant moi et moi qui suis à 30. Résultat, j’ai eu peur mais la voiture à belle est bien freiné à temps. Testé et approuvé, avec Volvo roulez en toute sécurité !

Voila le bilan, des nombreuses aides qui ne cessent de dé-responsabiliser le conducteur mais qui améliore grandement les conditions de trajets du conducteur. Malgré tout, prudence est mère de sûreté !

Cross Country ou prétentieuse ?

L’idée d’avoir une Cross-Country m’enchantait au plus haut point. Après tout, cette déclinaison doit se montrer à l’aise dans les chemins peu praticable non ?

J’ai donc enfilé mes bottes et je suis parti à l’assaut des chemins, aussi bien boueux que cabossés en passant par de l’herbe, j’ai fait le tour de ce que je pouvais trouver à cette époque de l’année. Vous me croyez si je vous dit que j’ai pris un pied monstre à jouer au 4×4 avec le V90 ?!

C’est pourtant vrai, même si la garde au sol n’est pas aussi élevée qu’un « vrai » 4×4, la Volvo V90 Cross Country se montre à l’aise dans la nature. Une fois le mode Off Road activé, la caisse se rehausse et la boite se cale sur un rapport offrant ainsi le maximum de couple pour un maximum de grip. Le mode est actif jusqu’à 30 km/h, bien suffisant pour profiter de l’attraction.
J’ai été stupéfait du confort lorsque j’ai emprunté des sentiers en terre rempli de nid de poule. La suspension pneumatique absorbe tout. La caisse ne se déhanche pas d’avant en arrière, au contraire, c’est l’ensemble de la voiture qui accompagne le relief de la route emprunté. Certes il y a des secousses, mais des secousses douces qui ne brusquent en rien les occupants. La voiture bouge de haut en bas et c’est tout, je continue mon voyage dans un léger nuage de fumée derrière moi.
Puis vient une étendue d’herbe humide, patinera, patinera pas, telle est la question. Et bien le V90 ne patine pas, grâce à la transmission intégrale, la voiture envoie la motricité aux roues adéquates afin de sortir des situations les plus délicates.
Vient enfin le passage dans les bois et la boue, là encore je suis surpris de voir comment la Suédoise se débrouille, elle est dans son élément jusqu’à ce qu’un amas de pierre lui fasse obstacle. Dans ma tête je me dis « là, ça ne passe pas, la voiture a du potentiel mais faut pas pousser ». Mais il faut essayer alors je m’élance en prenant soins de choisir l’itinéraire adéquate pour garantir la motricité des roues. A mon grand étonnement, la V90 franchie l’obstacle sans montrer un signe de faiblesse, merci la garde au sol élevée ! C’est le pompom, la cerise sur le gâteau et à ce moment là j’ai compris que la Volvo V90 Cross Country possède une capacité de tout terrain.

Donc, sans pousser dans l’excès, la V90 peut emmener n’importe qui où bon lui semble, peu importe l’état du terrain. Mais il faudra faire attention aux branchages, les micro-rayures sont tellement vite arrivées et sur une voiture à 75 000€, il y’a de quoi pleurer.

Bilan

Certes le tarifs peut vous faire dresser les cheveux sur la tête mais prenez du recule et analyser les voitures qui vous entoure. On en croise des voitures de luxe et la Volvo V90 Cross Country a clairement sa place dans le segment des breaks premium. Qu’il est bon de voyager à son bords, un intérieur chaleureux, un confort aux petits oignons, les Suédois arrivent sur le marché des premium et la concurrence peu trembler !

Merci à Volvo pour le prêt de cette voiture hors du commun !
Merci également à Mickaël pour ces photos !

À propos Lucas Schaffuser

Bercé au rythme des rallyes ma destinée était tracée alors en grandissant j'ai continué à faire vivre ma passion allant des 1/43 jusqu'aux réelles aujourd'hui. Alors je garde ma passion comme passion en faisant profiter le maximum de personne pour un amour automobile collectif et partager. Ma première voiture ?! Une Super 5 Baccara, ça dépote !
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