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Essai Volvo XC90 T8, les entrailles de la bête. [Partie 2]

Le XC90 T8 était doté du pack R-Design. Son habitacle se traduisait par une sellerie cuir noire avec des sièges « sport » et le pédalier en aluminium.

Quid des sièges ? Design superbe, ils semblent offrir un confort et un maintien optimal. Les premiers kilomètres s’enchaînent en douceur en ayant pris le soin d’activer la chauffe de mon siège. Un délice. Mais au bout de quelques 100/200km mes lombaires se mettent à râler. Pensant à un mauvais réglage de mon siège, je m’applique à la régler grâce aux commandes électriques. Certes au début je m’y perds avec les multitudes de réglages proposés, mais je parviens à régler l’appui lombaire. Malgré l’étendue des réglages, je ne suis pas arrivé à trouver une position convenable pour me soulager totalement de ce mal qui ronge le dos. Ça peut paraître anodin dis comme ça, mais je vous assure que c’est fatiguant de ressentir cette petite douleur pendant un trajet. Mis à part moi qui avais du mal à trouver une position correcte et confortable, l’assise de mon siège me convenait parfaitement. Ni trop ferme ni trop molle, sa longueur est réglable et pour les grandes jambes c’est le pied.

Le siège passager est également réglable électriquement, heureusement même, mais ce qui m’a amusé est le fait que l’on puisse le régler directement depuis le siège conducteur. Je m’explique, le concentré de technologie que le XC90 propose vous autorise via la tablette de bord, la possibilité de régler le siège passager tout en actionnant les commandes du siège conducteur. C’est rigolo 5 min le temps de faire 2/3 farces, mais ensuite je ne vois pas l’utilité, pour ma personne tout du moins.
Les places arrière sont 3 sièges indépendants l’un de l’autre. Les places latérales profitent d’un confort que la place du milieu jalouse. Cette place est tellement ridicule que je l’ai sacrifiée au profit d’une des deux places que le coffre propose et en plus ça amuse la personne de s’asseoir à l’arrière dans le coffre. Alors oui j’ai bien dit ridicule en parlant de la place du milieu et je vais expliquer mon petit coup de gueule.

Tout d’abord je tiens à préciser que je ne vise pas Volvo spécialement, mais je profite de l’occasion pour attaquer. Je suis père de famille et m’achète un véhicule de ce gabarit. J’ai 3 enfants comme de nombreuses familles et souhaite avoir un immense coffre pour partir en vacances à droite et à gauche, bref, je veux de l’accessibilité et de la modularité tout en faisant attention a l’écologie. N’ayant pas envie de mes deux reins pour le Q7 e-tron, je préfère me concentrer sur le XC90. J’examine le compartiment avant, je suis satisfait. J’examine le compartiment arrière dédié à mes enfants et là c’est le drame. Ils sont où les 3 VRAIS sièges tabernacle ?! Même une 307SW a cet argument et aux dernières nouvelles, une 307SW hybride de 400 bourrins ça n’existe pas encore… Si jamais elle sort merci de me prévenir.

Bref, je trouve ça limite limite de ne pas proposer un tel confort pour une famille de 5 personnes. Heureusement pour moi je ne suis pas père de famille et ne souhaite pas non plus 3 enfants, mais le français aime râler, je me dois d’être patriote un minimum.
Pour finir sur le compartiment arrière, les passagers ont le droit aux sièges chauffant également et profitent d’une place aux jambes largement suffisante pour 2 adultes et un doudou situé au milieu.

Revenons derrière le volant, le XC90 embarque tout un tas d’aide à la conduite rendant la voiture toujours plus autonome et sécuritaire. Je ne vous liste pas toutes les aides à la conduite, mais elles y sont toutes ou presque. Sur autoroute la voiture se conduit d’un doigt et pis c’est tout. Toutes ces options sont accessibles via le pavé tactile qui orne l’a console centrale. Il n’est pas évident de s’y retrouver, mais l’habitude vient rapidement. Outre gérer les aides à la conduite et autres gadgets plus ou moins utiles, l’écran permet d’afficher/programmer la navigation, la musique, les modes de conduites et diverses options sur l’hybridation.
Pour la navigation j’utilise Waze et Coyote donc neeeext.
Pour la musique je me suis aventuré à tester le CarPlay. Tout heureux de pouvoir afficher mon Waze sur l’écran tout en profitant de ma musique je m’empresse de le programmer pour voir le rendu.
CarPlay activé, je cherche mon application de musique, l’active et lance du son que la sono Bower&Wilkings crache sans aucune timidité. Je vais chercher Waze, mais l’application reste introuvable. J’apprendrais bien plus tard que Waze n’est pas compatible avec CarPlay  je me passerai de ce gadget qui, à mon sens, ne sert à rien… pour le moment.
Je profite de cette magnifique sono qui coûte un rein pour personnaliser l’acoustique. Le choix se porte sur salle de concert, personnalisé ou festival. Va pour la salle de concert !
En effet le son est sublime et j’apprécie la musique encore plus. Mais au bout d’une heure d’écoute je suis pris de maux de tête m’obligeant à baisser la musique à un niveau presque inaudible. Ce symptôme ne m’était jamais arrivé sur aucune voiture essayée au préalable et dieu sait que la musique était parfois plus forte dans les autres véhicules. Là aussi, j’apprendrais bien plus tard que je ne suis pas le seul à avoir eu ce symptôme et me sens donc rassuré, je ne suis pas malade.

Pauvre moi, mes lombaires souffres et ma tête tape comme le batteur de Metallica, heureusement le confort de roulement et l’insonorisation sont là pour m’appaiser. Aussi bien en passager qu’en conducteur, les sentiments de confort et de luxe présents lors des voyages sont magiques. On en devient accro à tel point que l’on pense être dans son salon.

Quand aux volumes du coffre dans tout ça, celui-ci est grand, suffisamment grand pour partir à 5 en vacances. Une fois la rangée de sièges rabattus et les gosses refourgués à la belle mère, il est même possible de poser un matelas 180*200 sans aucun problème, le XC90 se transforme donc en camping car.

On arrive sur la fin et je n’ai pas parlé de la qualité des matériaux utilisés pour habiller l’habitacle. Ils sont très bons et ont une sacré prestance, à la hauteur des 100 briques à payer pour le XC90 T8, voilà c’est dit et je ne peux rien ajouter de plus puisque rien de spécial m’a choqué. J’ai pris énormément de plaisir à être à bord de ce monstre suédois. Malgré mes petits émois, ceux-ci se faisait tout petit par rapport au sentiment général de la vie a bord du XC90. Un fois installé à son bord on ne souhaite plus bouger, voilà la conclusion globale pour se chapitre. Malheureusement il a fallu rendre le bestiaux et le retour à la réalité a été dure après un tel essai. Pour ceux qui ne souhaite pas le pack R-design d’autres sièges encore plus confortables sont disponibles avec l’option air ventilé, nul doute que le mastodonte suédois saura se transformer un nuage roulant.

Merci à Volvo pour le prêt de ce véhicule hors du commun !

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À propos Chef

Bercé au rythme des rallyes ma destinée était tracée alors en grandissant j'ai continué à faire vivre ma passion allant des 1/43 jusqu'aux réelles aujourd'hui. Alors je garde ma passion comme passion en faisant profiter le maximum de personne pour un amour automobile collectif et partager. Ma première voiture ?! Une Super 5 Baccara, ça dépote !
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